Description historique
Le 31 mai 1880, sur un rapport rédigé par la commission des travaux publics, le maire Paul Toutain fait approuver une délibération portant création de deux nouveaux cimetières, celui du Nord-Ouest et celui du Nord-Est qui doivent remplacer des cimetières du XVIIIe siècle. A partir du 15 janvier 1886, les habitants des paroisses Saint-Pierre et Saint-Gilles, ainsi que les personnes décédées dans l'hôpital proche sont inhumés dans le cimetière longeant la route de Ouistreham (renommée avenue Georges-Clémenceau en 1918), à la sortie nord de la ville. Le cimetière est alors d'une surface d'environ 5,5 ha. En 1907, l'installation de l'hospice Saint-Louis dans l'abbaye-aux-Dames oblige à une modification de la répartition entre les cimetières : une partie des habitants de la paroisse Saint-Pierre est désormais inhumée au cimetière Nord-Ouest. L'agrandissement du cimetière est déclaré d'utilité publique par un décret présidentiel en 1919, mais ne se concrétise qu'à la fin des années 1930 : des terres sont acquises au nord permettant de porter sa surface à plus de 8 ha. La Ville a obtenu des dommages de guerre pour les travaux de réparation de la conciergerie et des murs de clôture, conduits, sous la direction de l'architecte de la ville André Cauderlier, par l'entreprise Anibalini (travaux terminés en 1960). Le calvaire, qui s'élevait contre le mur de clôture (côté avenue Georges-Clémenceau), lourdement endommagé par faits de guerre n'a pas été remonté. L'entrée principale avec son double portail pour les véhicules et les piétons et son bâtiment de conciergerie est contemporaine de la création du cimetière. Ouverte sur l'avenue Georges-Clémenceau, elle est restée en usage jusqu'en 1974. L'intensité de la circulation a alors conduit à ménager, cette année-là, une nouvelle entrée avec grille, à l'opposé, sur l'avenue Victor-Vinde, précédée de deux parkings. Cet accès est définitivement adopté après la construction d'un local pour le gardien en 1976.En 1973, le service des jardins et plantations de la Ville propose un projet d'aménagement des carrés L et K avec des plantations nouvelles, qui n'est pas mené à bien mais aboutit à la réalisation d'un cimetière-parc pour ces deux carrés en 1977. Cet espace paysager de 8000m2, dont les allées ne sont pas rectilignes mais courbes, comprend un jardin du souvenir et un jardin des urnes, complétés en 1983 par un columbarium. En 1999, à l'initiative du conseiller municipal Xavier Le Coutour, la Ville crée un jardin des anges au cœur du carré J, espace destiné à recevoir les fœtus des "enfants mort-nés avant vingt-huit semaines".Vers 2002, la Ville a procédé à l'aménagement d'un site cinéraire paysager le long du mur nord-est, destiné à accueillir des cavurnes. Dans ce secteur, un deuxième columbarium est ajouté en 2010, puis un troisième en 2017.Les dépouilles des soldats allemands ont été déplacées au cimetière allemand de La Cambe, celles des soldats belges réunies en un carré en 1975, contre le mur sud-ouest, du côté de l'avenue Georges-Clemenceau. Aujourd'hui, 300 places sont encore disponibles dans ce cimetière accueillant environ 200 inhumations par an.