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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Saint-Bouize
présentation de la commune de Saint-Bouize



Référence de la notice
IA18000396
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
6 décembre 2008
Date de dernière modification de la notice
8 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Chazelle Annie ; de Buhren Nathalie
Mentions légales
© Conseil général du Cher, DADP, Service patrimoine ; © Région Centre - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Saint-Bouize
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Cher (18) ; Saint-Bouize
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Sancerre
Historique de l'édifice
Description historique
La paroisse de Saint-Bouize dépendait du comté de Sancerre et était le siège de la seigneurie de La Grange, dotée au 17e siècle d'un somptueux château. Elle ne fut cependant jamais très peuplée ; isolée par d'importantes étendues boisées et surtout située sur un territoire marécageux régulièrement inondé par le débordement de multiples ruisseaux, elle était aussi à la merci des crues de la Loire. Elle souffrit également au 14e siècle de raids dus au conflit franco-anglais (destruction de la motte castrale des Rauches et pillage du bourg de Saint-Bouize, entre autres). Elle ne fut pas davantage épargnée par les guerres de religion particulièrement âpres en Sancerrois au 16e siècle. En 1822, la création du canal latéral à la Loire, qui borde la commune à l'est, donne un nouvel essor à la contrée en favorisant le transport des marchandises. Il contribue également à l'assainissement des terres et donc à l'amélioration du réseau de circulation. Au premier quart du 19e siècle, la route de Sancerre à la Charité par Thauvenay et Saint Bouize est empierrée, désenclavant la commune. Le comte Jean-Pierre de Montalivet, propriétaire du Château de La Grange, fut l'un des instigateurs de ces travaux d'aménagement. La fertilité de la terre désormais bien drainée, attire une importante population de maraîchers. Le village s'agrandit, de nouveaux hameaux apparaissent en particulier le long de la D 252 vers Feux. Entre 1830 et 1860 la population augmente de 40%. L'activité agricole est essentiellement tournée vers la culture céréalière (blé et avoine) avec quelques têtes de bétails et l'exploitation forestière qui compte pour plus de 30% des surfaces agricoles. La population de Saint-Bouize obéit aux mêmes évolutions statistiques que nombre de communes rurales voisines. En un siècle elle perd environ deux tiers de ses habitants pour atteindre le chiffre de 238 en 1982. Depuis quelques années cependant une légère reprise démographique s'amorce se traduisant par l'implantation de lotissements à la périphérie du bourg. L'activité économique est toujours essentiellement agricole, partagée entre les cultures céréalières et l'exploitation forestière. L'élevage depuis quelques années marque un certain fléchissement. L'habitat, sauf rares exceptions, n'est guère antérieur au milieu du 19e siècle mais la commune conserve sur son territoire un des rares châteaux de grande ampleur construits au 17e siècle dans le Cher.