Château
Château
Centre-Val de Loire ; Cher (18) ; Sancerre
Sancerre
Etang (l')
1824 D1 94, 95 ; 1987 ZC 151 ; Ménétréol-sous-Sancerre 1988 ZA 496, 499
Isolé
Chapelle ; ferme ; grange ; pigeonnier ; glacière ; orangerie
16e siècle ; 17e siècle ; 19e siècle
Terres et maisons de l'Etang à Sancerre sont cités par Jean de Léry comme dépendant de la ville de Gordon et propriété d'une dame Portier, veuve de Millecens en 1573. Au 17e siècle (vers 1670) , le plan du comté de Sancerre réalisé pour le Prince de Condé nouvel acquéreur des terres de Sancerre, montre de façon schématique le château de l'Etang dans son environnement de prés traversés par deux grands étangs. En 1741 Marguerite Perrinet, épouse de Jean Rouillé, bourgeois de Paris, reçoit les terres de l'Etang en héritage de son père David ; puis terres et château reviennent à Etienne-Jacques Rouillé de Marigny, ancien receveur du grenier à sel de Sancerre (mort en 1802). Le plan masse dessiné sur l'atlas de Trudaine au milieu du 18e siècle montre le château a peu près tel qu'on le voit sur le plan cadastral de 1824, les deux étangs dessinés au 17e siècle existent toujours. Plan en L avec communs fermant la cour d'entrée au sud. A l'ouest 2 étangs alimentés par les eaux de la fontaine de Pignol, déversent leur trop-plein dans un ruisseau traversant la propriété et s'acheminant à travers les prés jusqu'au lieu-dit Préfontaine, puis jusqu'à la Vauvise. C'est à Jean-Guillaume Hyde Neuville (1776-1857) époux de Anne-Marguerite Rouillé de Marigny, héritière du château de l'Etang, que l'on doit les travaux de construction de la ferme et des communs (actuellement sur la commune de Ménétréol-sous-Sancerre). D'une famille d'origine irlandaise installée à Sancerre vers 1746, Jean-Guillaume Hyde de Neuville est un personnage politique qui a défendu la royauté sous la Révolution et l'Empire. Contraint à l'exil il revient en France en 1814, est élu député de la Nièvre en 1815, 1822 et 1827. Ministre de la Marine en 1828, il se retire à Sancerre en 1830. Homme d'une grande charité, il établira une infirmerie et un hospice dans les nouveaux bâtiments qu'il fait construire au sud du château sur la commune de Ménétréol-sous-Sancerre au cours du 2e quart du 19e siècle. A cet endroit sont édifiés des bâtiments d'exploitations (grange, écurie, vinée, tonnellerie) avec abreuvoir et lavoir. Un canal souterrain achemine l'eau de la source du Pré Dugenne jusqu'au château. En 1833 le baron Hyde de Neuville fait construire une chapelle privée et une glacière à quelques centaines de mètres au sud de la propriété. Un plan dressé par l'architecte d'arrondissement Charles Guillard, lors de la succession du baron de Neuville en 1857, montre ces aménagements. Les modifications architecturales du château ont été entreprises postérieurement par le vicomte de Bardonnet, héritier du baron Hyde de Neuville. Seule la partie nord du château et la façade de l'aile ouest peuvent dater du 17e siècle. De cette époque subsistent également une grange flanquée d'un pigeonnier qui fermait la cour du château au sud. Une orangerie est édifiée au nord-est du logis. Sur le tympan de la lucarne de la tour d'angle nord-est ont été sculptées les armoiries de Bardonnet accolées à celles d'Hyde de Neuville. L'étang dit "petit étang", le plus proche du château, existe toujours.
Calcaire ; moellon ; enduit
Ardoise
Plan régulier en L
Sous-sol ; rez-de-chaussée ; 1 étage carré ; étage de comble
Élévation à travées
Toit à longs pans ; croupe ; toit à longs pans brisés ; toit conique ; toit brisé en pavillon
Escalier intérieur : escalier tournant, en maçonnerie
Château composé au nord, d'un logis couvert d'un toit en pavillon et d'un toit à longs pans ouvert par deux chiens assis et un oeil de boeuf. Présence d'une cheminée du 17e siècle sur le mur médian du rez-de-chaussée. Escalier central en pierre de taille avec rampe en fer forgé. A l'arrière une tourelle et deux pavillons demi-hors-oeuvre en retour, couverts d'un toit brisé ouvert par des chiens assis dont le couvrement déborde sur le terrasson. L'aile ouest avec un sous-sol et un étage carré est doublée côté jardin d'une construction en rez-de-chaussée terminée par un pignon découvert et couverte d'un toit brisé ouvert par des chiens assis. Elle englobe dans la partie médiane de sa construction une ancienne tour figurant sur le cadastre de 1824. L'orangerie, de plan carré, est ouverte par de grandes baies vitrées en plein cintre.
Bon état
Bâtiments d'exploitation sur la commune Ménétréol-sous-Sancerre, parcelles cadastrales 1988 ZA 496, 499
Propriété privée
2009
© Conseil général du Cher, DADP, Service patrimoine ; © Région Centre - Inventaire général
2009
De Buhren Nathalie
Dossier individuel
Conseil départemental du Cher - Direction des Archives départementales et du patrimoine - Rue Jean-Marie Heurtault de Lamerville 18000 Bourges – 02.48.55.82.60