Château fort
Château fort
Bourgogne-Franche-Comté ; Côte-d'Or (21) ; Châteauneuf
Anciennement région de : Bourgogne
Pouilly-en-Auxois
1954 AB 222
En village
Donjon ; enceinte ; chapelle ; puits
2e moitié 12e siècle ; milieu 14e siècle (?) ; 4e quart 15e siècle
17e siècle ; 18e siècle
Pot Philippe (commanditaire)
Un château appelé le "castrum novum", dont seul subsiste le donjon, est bâti dans la seconde moitié du 12e siècle pour Jean, fils cadet du seigneur de Chaudenay, qui s'y installe vers 1175 et prend le nom de Châteauneuf. C'est, semble-t-il, au milieu du 14e siècle, que le château est doté du plan défensif d'ensemble encore visible aujourd'hui. La dernière héritière des Châteauneuf, Catherine, ayant été exécutée en 1456 pour le meurtre de son mari, la seigneurie est confisquée par le duc de Bourgogne Philippe le Bon, qui en fait don à son conseiller Philippe Pot. Celui-ci lance une grande campagne de construction : la chapelle dédiée à Notre-Dame et saint Jean est consacrée en 1481, l'édification du "grand logis" qui lui est adossé entraîne un remaniement de la courtine et de la tour sud-ouest, un second logis dit "de Philippe Pot" vient compléter l'ensemble. De cette époque semble dater aussi l'ouverture, dans la courtine sud-est, d'une porte avec pont-levis. Les propriétaires suivants, les Vienne notamment, se contentent d'aménager quelques appartements et de remanier la façade du logis. Le château est classé en 1894 et Charles Suisse entreprend en 1902 des travaux de consolidation. Donné à l'Etat en 1936 par Georges de Vogüé, il fait l'objet dans le dernier quart du 20e siècle d'un réaménagement des salles du premier étage et de plusieurs campagnes de travaux, dont la couverture du logis Philippe Pot, jusqu'alors à ciel ouvert (d'après F. Vignier).
Calcaire ; moellon ; moyen appareil
Tuile plate
1 étage carré ; étage de comble
Coupole ; lambris de couvrement
Toit à longs pans ; croupe ; toit en pavillon ; flèche conique ; flèche polygonale
Escalier hors-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie ; escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Bâti à l'extrémité d'un éperon rocheux, le château domine la vallée de la Vandenesse. Protégé sur ses flancs nord et est par un large fossé taillé dans le roc, il est constitué d'une enceinte allongée formée de hautes courtines et flanquée de cinq tours rondes. On y accédait au nord-est et au sud-est par deux pont-levis à flèches. L'enceinte renferme un donjon presque carré et deux corps de logis adossés aux courtines, ainsi qu'une chapelle isolée du rempart à l'origine. Au nord-ouest, le donjon, dont les baies ont été remaniées, présente sous la corniche des fenêtres de tir, en partie murées ; on accède à l'étage par un escalier extérieur contemporain des derniers aménagements intérieurs. Entre le donjon et l'entrée nord-est, le parement intérieur de la courtine est ponctué de corbeaux qui supportaient un chemin de ronde ; au milieu de cette courtine, une tour carrée arasée porte les traces d'un pont-levis archaïque à balancier. Les deux tours flanquant l'entrée actuelle sont desservies chacune par un escalier en vis, l'un dans une tourelle polygonale hors-oeuvre, l'autre dans-oeuvre en façade. Les deux grosses tours d'angle en fer-à-cheval du flanc sud-est comportent un étage de soubassement couvert d'une coupole à oculus zénithal et un rez-de-chaussée voûté, percés de canonnières ; les deux étages d'habitation, ruinés, sont pourvus de cheminées et de fenêtres à coussiège. Le logis principal, dont la façade en pierre de taille a été remaniée, comprend un étage carré et un étage de comble éclairé par des lucarnes à jouées de pierre et haut pignon à rampants fleuronnés. Il est flanqué d'une tourelle d'escalier octogonale, dont la porte jouxte un puits sous auvent. Ce bâtiment comprend au rez-de-chaussée une grande salle avec cheminée monumentale ; l'étage conserve une chambre avec fenêtres à coussièges et cloison en pan-de-bois ; la distribution des autres pièces a été refaite à l'époque classique. Située dans le prolongement du logis, la chapelle rectangulaire, couverte d'un berceau lambrissé, est ornée de peintures murales. Le second logis dit de Philippe Pot ou logis des hôtes, a perdu toutes ses divisions intérieures, sauf le mur de refend ; seules sont conservées les cheminées monumentales, dont celles des cuisines au rez-de-chaussée. Il était desservi par un escalier en vis dans-oeuvre en façade, dont la tourelle circulaire émerge du toit.
Sculpture ; peinture (étudiée dans la base Palissy) ; céramique (étudiée dans la base Palissy)
Fleuron
La porte des logis et les lucarnes sont ornés de fleurons sculptés.
1894/12/10 : classé MH
IM21009625 ; IM21009225 ; IM21009228 ; IM21009229 ; IM21009226 ; IM21009227
À signaler
Cheminée
Cet édifice est l'un des rares châteaux de Bourgogne à avoir conservé ses structures médiévales.
Propriété de l'Etat
1993
© Inventaire général
2003
Jugie Pierre ; Réveillon Elisabeth
Dossier individuel
Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire 17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55