Maladrerie ; hôpital
Maison-Dieu
Maladrerie appelée maison-Dieu ; puis hôpital
Bourgogne-Franche-Comté ; Côte-d'Or (21) ; Meursault ; R.N.74
Anciennement région de : Bourgogne
Bourgogne
Beaune-nord
Hôpital de Meursault (l')
R.N.74
CB 51
Isolé
12e siècle
Un établissement décrit d'abord comme Maison Dieu, "Domus Dei", puis comme hôpital, est cité dès 1155, puis de 1278 à 1783 (Dictionnaire topographique de Côte-d'Or, p. 199). Il figure sur la carte de Cassini et sur l'atlas des routes, commencé par les Etats de Bourgogne en 1739 (Arch. dép. de la Côte-d'Or, série C) au bord de la route Paris-Lyon. Plusieurs bâtiments sont disposés autour d'une cour, en trois ensembles perpendiculaires à la route et un jardin entre les deux ensembles est figuré en retrait par rapport à cette route. L'établissement est fondé au 12e siècle par Hugues II, duc de Bourgogne, puis cédé à l'abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland en 1358. Au début du 17e siècle, trois lits sont encore installés dans la "chambre des pauvres" et les malades sont pris en charge par le concierge (gardien) et sa famille que les textes appellent "hospitaliers". L'hôpital est réuni à l'hôtel-Dieu de Beaune le 5 février 1766 (Arch. dép. Saône-et-Loire, 2G 335, fol. 45 v°) et transformé en ferme au 19e siècle. Dès 1760, des démolitions sont ordonnées et la chapelle est désaffectée par l'évêque d'Autun (1G 15). Une campagne de sondages archéologiques menée en 2002 a révélé l'importance du cimetière et de bâtiments, aujourd'hui détruits, mais dont l'existence peut être aussi retracée grâce au fonds d'archives de l'établissement, réuni aux Archives de l'hôtel-Dieu de Beaune. Les premiers titres remontent à 1109 (1G 1) et les liasses suivantes contiennent des procès-verbaux de visite des bâtiments : 1G 11 (1618-1751) ; 1G 17, bail des bâtiments (1778). L'hôpital y est décrit comme comportant une grande chambre pour les pauvres au rez-de-chaussée, une chambre haute à 3 piliers, 3 arcades en pierre de taille, une église et un colombier, ainsi qu'une grange. En 1744, la présence d'une écurie, d'une chambre à four et d'un fenil est attestée (1G 11). Des travaux sont faits tout au long des 17e et 18e siècles (1723, 1730, 1744).
Pierre de taille ; moellon ; enduit
Tuile plate
Plan rectangulaire régulier
Rez-de-chaussée ; étage de comble
Élévation ordonnancée sans travées
Toit à deux pans
L'ensemble, clos de murs pour partie, comprend une chapelle orientée perpendiculaire à la RN 74, formée de 3 travées dont les voûtes d'ogives ont disparu, une salle des malades longeant la route orientée nord-sud, ainsi qu'un porche et la chambre dite "du recteur" au premier étage. Des bâtiments annexes : écuries et porcherie où l'on remarque le remploi d'éléments plus anciens, sculptés, provenant du bâtiment principal. L'ensemble a été transformé en bâtiments agricoles. L'ancienne chapelle a reçu, sur sa 2e travée côté sud, une adjonction sous la forme d'un porche, en légère saillie. Au droit du chevet, au début de la 3e travée, des départs de voûtes sont visibles de part et d'autre de l'édifice, flanqué de 4 contreforts. Le porche d'entrée de la chapelle, donnant sur la route nationale est roman. Il comporte des chapiteaux sculptés à motifs de volutes stylisées. Il est surmonté d'une baie encadrée de chapiteaux romans. Jouxtant l'ancienne chapelle, la salle des malades a sans doute été remaniée au cours des 14e et 15e siècles, comme l'attestent les jambages des fenêtres, la modification des portes et le percement de lucarnes de la fin du Moyen Age sur les deux façades. Sur la façade postérieure, une porte à arc en plein cintre a été rebouchée partiellement. A l'intérieur, la salle comporte 4 pièces. La partie nord s'ouvre par une porte à arc brisé. Les anciennes portes de la façade antérieure ont été bouchées. La chambre basse, située à l'extrémité nord de la salle, comporte des voûtes d'arêtes et une porte romane encadrée de deux colonnes à chapiteaux à décor de feuillages, surmontées d'un tympan orné en son centre d'une croix pattée et de trois rosaces en bas relief. Face à cette porte, une arcade murée ouvre sur deux portes dont l'une est surmontée d'un arc en plein cintre et d'une croix sculptée. Sur le pignon, une cheminée. Au-dessus de cette dernière travée, une ancienne chambre.
Désaffecté ; remanié
1926/05/26 : inscrit MH ; 2003/02/11 : inscrit MH
La chapelle, le bâtiment de la porterie : inscription par arrêté du 26 mai 1926 - Les bâtiments, le mur de clôture nord et le sol de l'ancien enclos (cad. CB 51) : inscription par arrêté du 11 février 2003.
À signaler
L'hôpital de Meursault fait partie des édifices hospitaliers conservés les plus anciens de Bourgogne.
Propriété de la commune
2002
© Région Bourgogne - Inventaire général
2003
Le Clech-Charton Sylvie
Dossier individuel
Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire 17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55