Commentaire descriptif de l'édifice
L'église se trouve au cœur du cimetière du hameau du Petit-Auxey. Elle est orientée. Dans le cimetière, on note la présence de vestiges de baies dans le mur de clôture et le remploi de dalles funéraires en guise de couvertine. Un enclos funéraire jouxte le mur sud du chœur, il est dédié aux familles Lalouet / Mercier / Proudhon et Humbert. Aucun bâti ancien, qui pourrait être contemporain de l'édifice, n'est identifiable autour du cimetière. Une croix de cimetière, placée sur un emmarchement à 3 degrés, repose sur un socle octogonal plus ancien réemployé, sans doute la base du baptistère : diamètre et décor de colonnettes engagées coïncident. L'église se compose d'une nef unique adossée à un clocher-porche. Elle est aujourd'hui couverte d'une charpente, alors qu'il reste des départs de voûtes bien visibles dans la nef. La façade principale du clocher-porche présente trois niveaux d'élévation : au premier, le portail est percé d'une baie rectangulaire fermée par deux vantaux en bois. Ce portail est surmonté d'un tympan en plein-cintre, présentant un décor trilobé au centre duquel figure une croix, et d'une archivolte en plein cintre. Le portail est encadré par deux colonnes engagées aux chapiteaux feuillagés à crochets. Le deuxième niveau est percé d'une baie étroite et allongée en plein-cintre. Un cordon en pierre sépare ces deux niveaux et court tout autour de l'édifice. Le troisième niveau, abritant les cloches, est percé de deux baies géminées sur chaque face (elles ne sont pas toutes au même niveau). On note la présence de nombreux trous de boulins sur la façade occidentale, qui est épaulée par deux épais contreforts en pierre. Les élévations latérales sont percées de baies en plein-cintre : au nord, elles sont bouchées ; seule celle éclairant le chœur est ouverte. Le chevet plat est éclairé par une baie en plein cintre. Il est également épaulé par deux épais contreforts. Sur la façade sud, les trois baies en plein-cintre sont ouvertes, elles permettent d'éclairer respectivement, le clocher-porche, la nef et le chœur et une porte à linteau en plein cintre ouvre dans la nef (en pendant de la porte bouchée au nord, en partie enfouie sous le sol du cimetière). L'ensemble de l'édifice est couvert d'un toit à deux pans en tuiles plates qui a été récemment restauré assurant ainsi la mise hors-d'eau de l'édifice. Une description de 1771 précise que l'église était couverte de laves. (Armand Veau)Lorsque l'on pénètre dans l'église par le clocher-porche, on descend trois marches. Le sol est dallé de pierres et un plancher en bois sépare les différents niveaux d'élévation jusqu'aux cloches. Il est séparé de la nef à vaisseau unique par une large arcade en arc brisé quelque peu déformé et sur laquelle on peut encore voir des traces d'enduit et un décor de faux joints rouges. Deux bénitiers en pierre se trouvaient de part et d'autre ; seul subsiste celui de gauche, portant un décor sculpté sur lequel persistent des traces de peintures. Le nef se compose de trois travées. A l'angle nord-ouest de la première travée se trouve la cuve baptismale, avec à côté, au sol, une autre petite cuve et dans le mur nord, une niche rectangulaire avec ébrasement pour la porte qui la fermait (traces de fermeture). Dans la deuxième travée, un aménagement spécifique du mur nord ponctue le décor de l'église : entre deux contreforts peints, une peinture murale sur fond bleu et décorée de motifs feuillagés au pochoir, dorés, prend place (19e s.). Ce décor est limité par deux frises aux motifs floraux de couleur bordeaux et or, et par un soubassement qui imite un décor de faux bois. A gauche de la porte sud, se trouve un autre bénitier en pierre. Le chœur est fermé par une clôture de communion en bois fixée sur un emmarchement en pierre. Le décor de panneaux de bois de l'autel principal épouse la forme de la baie axiale. A gauche, deux niches fermées par des portes en bois abritent les objets de la sacristie. A droite, une seconde niche accueille deux lavabos liturgiques : un de forme carré et l'autre circulaire. Six dalles funéraires jalonnent le sol de la nef. A l'intérieur de la nef, sur le mur occidental se trouve une peinture représentant une croix ornementale et un cartouche avec l'inscription 609. Ce motif de croix, peinte en rouge sur fond blanc, se retrouve au-dessus de la baie du chœur. Armand Veau pense que cette inscription est à rattacher à une sentence de l'Officialité d'Autun rendue le 20 mars 1609. Il ajoute que les lettres S et E qui encadrent la croix signifieraient sentence épiscopale. Cette sentence permit à l'église du Petit-Auxey de conserver une affectation religieuse.