Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinetour des Filles
tour des Filles

Référence de la notice
IA21005901
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
5 décembre 2024
Date de dernière modification de la notice
5 décembre 2024
Rédacteur de la notice
Gézolme Guillaume
Mentions légales
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Désignation de l'édifice
Titre courant
tour des Filles
Appellation d'usage
tour de l'Oratoire, actuellementtour des Filles
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
tour
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne ; Côte-d'Or (21) ; Beaune ; Maréchal Foch (boulevard)
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Bourgogne-Franche-Comté
Adresse de l'édifice
Maréchal Foch (boulevard)
Références cadastrales
2023 AB 366 ; 1826 O 21, 22
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en ville
Partie constituante non étudiée
maison ; fossé ; entrepôt commercial ; rampe d'accès
Nom de l'édifice
fortifications d'agglomération
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1826
Commentaire concernant la datation
daté par source ; daté par source ; daté par source ; daté par source
Auteur de l'édifice
Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
attribution par source
Description historique
Nommée tour des "Filles" puis tour de "l'Oratoire" (en raison de la présence d'un collège de cette congrégation), cet ouvrage est un boulevard et non un bastion comme il est improprement appelé. La tour est élevée lors de la seconde époque du renforcement des fortifications de la cité, voulu par Louis XII et achevé par François 1er. L'édifice est contemporain des autres "grosses" tours bâties au début du 16e siècle. Sa construction débute en 1519 et s'achève vers 1524. Les travaux sont réalisés par Jean le Jay. Cette chronologie, proposée par Brice Collet, réfute celle de Joseph Délissey qui imaginait que cette tour aurait été commencée en 1482. En 1524, l’édifice comprend deux niveaux et une plateforme pouvant accueillir de l'artillerie. En 1609, à l’instar des remparts et autres tours, d’importantes réparations sont menées afin que l'édifice soit en état de défense, comme le mentionne un procès-verbal de M. de Bretagne, lieutenant criminel du bailliage de Beaune. A partir de 1674, la tour n'a plus d'utilité militaire, la frontière du royaume étant repoussée de plus de 100 km vers l'est. Au cours de la seconde moitié du 18e siècle, la municipalité engage des travaux d’embellissement de la ville. Le maire, Jean-François Maufoux, propose d’aménager une promenade "commode et continue" entre le bastion Saint-Nicolas et la tour des Dames, car la nuit les portes de la ville sont closes. En 1789, la parcelle autour de la tour est louée à Maufoux pour neuf années (70 livres par an), pour en faire un bien communal. A la vente des biens nationaux en 1794, le "bastion" est acquis par Mme Verry, veuve de Simon Verry qui avait établi une maison de négoce en 1777 rue du Collège. Les caves servent à entreposer les fûts de vin. Le fils, Rameau (ou Christophe ?) Verry, reprend l'affaire et entreprend des travaux en surélevant de deux niveaux la tour vers 1826. Le cadastre indique à cette date "des caves en construction" ainsi qu'une "maison en construction" située sur la plateforme supérieure de l'édifice. En 1847, Alexis Chanson devient propriétaire des lieux et de l'activité mise en place par Simon Verry en 1750. La famille Chanson couvre le terre-plein de la tour par un magasin. La façade de style néo-classique est probablement déjà construite à cette époque. Vers 1858, la ville projette la construction d'une école entre le fossé oriental de la tour et l'ancienne rue de l'Oratoire. Des plans sont dressés mais le projet est abandonné. En 1877, les remparts jouxtant la tour à sa gorge sont démolis et la rue du collège est prolongée par la suppression du fossé. Une rampe d'accès, s’appuyant sur un mur de soutènement, est créée le long de la tour en direction de la terrasse située à la gorge. Suite à cette réorganisation urbanistique, M. Chanson réclame des indemnités à la Ville. Ce percement du rempart amène de vives critiques de la part de la population, illustrées par l'écriture d'un pamphlet en 1877 : les embellissements de la ville. Une maison est construite vers 1900 au pied de la tour, complétant les entrepôts et écuries précédemment érigés. Aujourd'hui, les quatre niveaux de la tour accueillent toujours des fûts appartenant au Domaine Chanson.
Description de l'édifice
Matériaux du gros-œuvre
calcaire ; pierre de taille ; bossage ; calcaire ; moellon
Matériaux de la couverture
tuile
Description de l'élévation intérieure
2 étages carrés ; étage en surcroît
Typologie du couvrement
charpente en bois apparente ; voûte en berceau ; voûte d'arêtes
Typologie de la couverture
toit à longs pans
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier tournant, cage ouverte
Commentaire descriptif de l'édifice
Cette tour en fer à cheval, orientée nord-ouest avec ajout d'une tour carrée plus récente, était établie en avant de l'ancien mur d'enceinte. Les murs sont en moellon calcaire à bossage dit rustique, percés par quatre embrasures à double ébrasement permettant de flanquer la courtine. Leur épaisseur est d'environ 7 m. L'extension du 19e siècle est maçonnée en moellons. Elle a trois étages carrés et un comble. Elle est coiffée d'un toit à longs pans, couverte de tuiles, de forme annulaire et s'achevant à sa gorge par un pignon couvert. Sur un corps de jonction placé à la gorge de l'édifice, une terrasse aménagée permet d'accéder au troisième niveau par une porte en arc segmentaire à double vantaux, encadrée par deux baies en arc segmentaire et une troisième du même type intégrée dans le fronton qui la surmonte. Une seconde entrée se situe au rez-de-chaussée. Les deux premiers niveaux de la tour ont trois galeries voutées en berceau, avec un ancien puits situé dans la galerie centrale et désormais occupé par un monte-charge pour déplacer les fûts. La cave, située au troisième niveau, est une grande salle voûtée d'arêtes. Le quatrième niveau a un couvrement en charpente apparente.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture
Indexation iconographique
salamandre ; symbole monarchique
Description de l'iconographie
Bas-relief. Salamandre couronnée.
Dimensions normalisées des édicules
non prises
Date de l'enquête ou du récolement
2023
Statut juridique, intérêt, protection et label
Date et niveau de protection de l'édifice
1937/09/10 : inscrit MH
Précision sur la protection
tour qui s'élève à l'angle des boulevards Saint-Martin et Saint-Nicolas et fossé en avant jusqu'à la grille : inscription par arrêté du 10 septembre 1937.
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
propriété d'une société privée
Références documentaires
Cadre de l'étude
Typologie du dossier
sous-dossier
Date de rédaction de la notice
2024
Mentions légales
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Voir aussi
URL vers le dossier complet de l'Inventaire

Référence de la notice
IA21005901
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
5 décembre 2024
Date de dernière modification de la notice
5 décembre 2024
Rédacteur de la notice
Gézolme Guillaume
Mentions légales
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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