Commentaire descriptif de l'édifice
. Géographie maritime. . Le Pilote de Thomassin (1875) nous renseigne de façon très précise sur la géographie maritime du littoral de Plouézec entre Port Lazo et l'anse de Bréhec.. . Environnement. . La vallée littorale de Bréhec est bordée de hautes falaises, avec des zones boisées de feuillues proches du rivage et des landes. L'intérêt biologique des landes (Minard, Berjul, Bilfot) est à souligner, des vallons (Pors-Donan) et des îles (nidification d'oiseaux marins au Grand Metz Goëlo). L'ensemble falaises et îles (inhabitées) est classé en ZNIEFF de type 1, soit en Zone naturelle, intérêt écologique, faunistique et floristique.. La forte fréquentation des pointes rocheuses et du sentier littoral doit amener à éviter la création ou l'élargissement des accès, et en particulier pour les véhicules à moteur.. . Premiers aménagements. . Bréhec est un petit village situé au milieu de l'anse formée par la pointe de Bréhec au nord et la pointe de la Tour au sud, dans l'ouest, nord ouest du Taureau. La grève assèche à 5 m et il y a, sur la côte nord, une jetée de 50 m qui court au sud, et, dont la tablette est élevée de 2 m au-dessus des grandes marées. . Des travaux ont été effectués pour rallonger la digue, avec des enrochements à la fin du 19e siècle, aménager un perré et un terre-plein, en bas de la falaise pour le passage des charrettes. Un second quai perpendiculaire à cette digue, été érigé dans la 2ème moitié du 20e siècle, avec une cale et un chemin d'accès, tandis que le ruisseau qui se déversait au milieu de la plage était détourné et comblé. . . L'anse de Bréhec est orientée plein nord, protégée des vents de nord ouest par une digue insubmersible, elle offre un abri pour les bateaux de plaisance. La plage est très fréquentée pendant la période estivale. L'intérêt biologique de l'estran sédimentaire est à souligner. . . L'anse de Bréhec aujourd'hui. . L'anse de Bréhec est aménagée depuis longtemps, puisque la jetée qui abrite le port remonte à 1861. Elle est fréquentée par les baigneurs depuis un siècle. Les villas qui la bordent ont souvent été construites trop près de la mer, et on a dû les protéger, une par une, par des murs construits empiriquement, selon des procédés et des alignements variés. Ce manque d'unité incite à proposer que si on est amené un jour à reprendre l'ensemble, il faudra construire une protection formant un arc de cercle régulier, dont le plan soit calqué sur celui des laisses des plus hautes mers, même si on devait pour cela empiéter ici sur le Domaine Public Maritime, et ailleurs mordre un peu sur les propriétés privées ; chacun y trouvera son compte à long terme. Ce mur arqué devra être solidement ancré, et dûment muni de barbacanes à divers niveaux, pour éviter la rétention d'eau qui ne manquerait pas d'en provoquer la dégradation à long terme. . D'autre-part, s'il semble bien que toutes les résidences soient reliées au tout à l'égout en ce qui concerne les eaux usées, il demeure un problème d'eaux pluviales, concentrées au pied des édifices et des terrasses, et qui pour certaines résidences ne sont pas conduites à la mer, et donc s'infiltrent.. . La jetée de Bréhec. . La jetée de Bréhec construite de 1860 à 1866 a un profil type, en moellons et pierres de taille, liés par du ciment de Portland. Du côté du large, le massif de la jetée est bordé par un parapet de protection. Selon la règle générale, il est arasé à 2 ou 3 m au-dessus de celui-ci. La hauteur du parapet, entre 1,50 et 3 mètres s'élève de 2 à 3 m au-dessus de celui-ci. La hauteur du parapet, entre 1,50 et 3 m équivaut à sa largeur. Le couronnement de la jetée du port de Bréhec s'arrêtant au niveau des plus hautes mers d'équinoxe, par des vents de nord-est, est et sud-est, les lames devaient franchir la jetée, empêchant toute approche quelconque, un parapet devait permettre de pallier ce défaut.. . Les aménagements de la 2e moitié du 20e siècle au port de Bréhec En 1970, est créé le SIVOM de Bréhec, qui inclut les communes de Lanloup, Plouha et Plouézec. Le SIVOM s'associe à l'Amicale locale des plaisanciers de Bréhec, pour mener à bien le rallongement de la digue en trois phases, à partir de 1975 : -Travaux de dérochage le long de la falaise. -Le terre-plein est aménagé en perré avec un mur en granite. -La digue est rallongée avec un enrochement au bout et la mise en place d'une perche de balisage. Cale d'accès au port et la réalisation de 120 mouillages. Entre géographie et aménagement : l'anse de Port-Lazo est située entre la pointe de Kerarzic et la pointe de Plouézec. Elle offre seulement un abri pour les vents de sud-ouest, mai reste ouverte aux vents du large du secteur nord-ouest et nord. C'est pour cette raison que les projets d'aménagement d'une digue abri ou d'un quai n'ont pas été retenus au 19e siècle, malgré la fréquentation importante de ce port, au profit de l'anse de Bréhec. Le port est aménagé avec les éléments suivants : une digue, faisant office de quai, avec une ligne d´enrochements à l'ouest du quai et à sa base, trois petites cales pour les annexes et un terre-plein en bas de la falaise, jouxtant le quai. Les galets de la plage ont servi à remblayer le terre-plein ou perré. La route du Cap-Horn, qui descend au port et à la grève, se termine par un quai, maçonné avec des moellons de grès. Elle est seulement accessible à pleine mer, par des grands coefficients. Ce quai mesure environ 70 m de long, avec une hauteur variant de 2 à 8 mètres Une retenue d'eau de mer, construite en granite, située à l'est de l'anse de Port Lazo, accessible à mi-marée, sert de piscine publique. La partie Est de Port Lazo est appelée ""le petit Port Lazo"", sous les falaises qui ""tombent"" et s'affaissent. Selon la tradition orale, un ancien quai s'appuyant sur les roches, sous la falaise aurait pu abriter quelques bateaux (hypothèse à vérifier). La côte de Port Lazo à Boulgueff est constituée de falaises abritées, d'intérêt géologique et paysager (falaises de sédiments quaternaires en recul sensible). Les landes côtières sont nombreuses. L'urbanisation est diffuse et l'agriculture résiduelle. L'intérêt géologique des falaises limoneuses et friables contribue à l'unité paysagère de la Baie de Paimpol. Cependant, la falaise de Port Lazo, elle aussi litée, nettement plus élevée, que celle de Boulgueff, au moins sur une partie de sa longueur, est déjà largement bâtie, et le replat est lourdement chargé par des installations ostréicoles. Il s'est déjà produit nombre de glissements de terrain, qui ont conduit à mettre en place des enrochements de protection (figure). La plupart de ces enrochements n'ont pas d'utilité réelle, dans la mesure où la côte n'est pas très battue : le recul est lié essentiellement aux problèmes d'eau du sol, comme le montre le fait que les principaux cônes de fluage soient en face des vallons vers lesquels convergent les eaux du replat. Le problème est que Port Lazo est le meilleur endroit pour atteindre rapidement les parcs à huîtres, ce qui incite à y développer les installations de traitement ostréicole, et elles ne peuvent l'être que sur le haut de la falaise ou sur le haut de l'estran. Il existe des restes d'installation sur l'estran, amis la tendance actuelle semble être de les placer à terre. Il y a là un risque sérieux, des bassins implantés en altitude risquant de trop peser sur un sous-sol fragile, et les risques de fuite d'eau, donc de saturation en eau du loess, puis de fluage en masse, ne sont pas nuls. Il serait moins dangereux de développer éventuellement le traitement des huîtres sur le haut de l'estran, au prix d'un aménagement collectif et concerté (Pinot Jean-Pierre, Rapport sur les risques liés à l'évolution du littoral entre Penvénan et Plouha, Schéma de Mise en Valeur de la Mer Trégor-Goélo, UBO, IUEM, Brest, mai 1997). Un parking situé au-dessus du port, en retrait sert actuellement de remise pour les chalands amphibies et les tracteurs des ostréiculteurs.