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Plateforme ouverte du patrimoine

Phare des Sept-Îles, dit Phare de l'Ile aux Moines (Perros-Guirec)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Phare

Titre courant

Phare des Sept-Îles, dit Phare de l'Ile aux Moines (Perros-Guirec)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Perros-Guirec

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Communes littorales des Côtes-d'Armor

Canton

Perros-Guirec

Lieu-dit

Île-aux-Moines

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 10e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1835 ; 1854 ; 1952

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques ; attribution par travaux historiques

Description historique

L'ancien phare : en 1831, dans sa Lettre-programme, Léonor Fresnel (1790-1869), succédant à son frère, Augustin, à la Commission des phares, reconnaît l'urgente nécessité de construire un fanal à feu fixe sur l'Ile-aux-Moines et sur la plateau des Héaux de Bréhat, afin que les deux fanaux fussent mis en activité dés le 1er septembre, époque des retours des expéditions de Terre-Neuve. L'adjudication du phare des Sept-Îles, situé au point culminant de l'Île aux Moines, fut obtenue en 1833. Le 1er mai 1835 : un feu à éclat long blanc toutes les 3 minutes éclaire le plateau des Sept-Îles. La lanterne est posée sur une tour cylindrique de 11 m de hauteur, construite entre 1832 et 1835. Il ne s'agit donc pas d'une tour de l'ancien monastère occupé au 15ème siècle en ces lieux. En 1844, un roufle en bois est construit autour de la tour pour abriter les gardiens.Le 10 septembre 1854 : un feu fixe blanc varié par des éclats longs blancs toutes les 3 minutes sur une nouvelle tour carrée de 15 m de hauteur, est accolée à la tour cylindrique de 1835, cependant, le phare s'avèra encore trop court pour une portée à hauteur totale du feu d'atterrage de 59, 20 mètres. Le projet est approuvé par décision ministérielle du 9 mai 1853 au sieur Trouspez pour un total de 21 980 francs. Dans l'enceinte de la tour sont installés le magasin aux huiles et deux chambres pour les gardiens. Cependant, les exigences légitimes de la défense de l'île ont été jusqu'en 1878 une gêne pour les constructions nécessaires à l'éclairage. En 1883-84, il est projeté d'électrifier le phare et de construire un 2ème feu sur l'île Rouzic (projet sans suites).En 1893, le feu est désormais gardé par une famille et de nouveaux logements sont construits après la destruction du roufle en bois : travaux autorisés par la décision du 2 mai 1893. Un passage vitré joignit l'habitation de la tour et le nouveau logement annexe. Ce passage fut remplacé en 1927 par un autre passage en béton armé. Les dépendances du sud-est furent aussi construites cette année 1893. Les dépendances du nord ne furent réalisées qu'en 1901, à usage de buanderie et de bergerie. La cale débarcadère fut construite en 1897 ainsi que le chemin d'accès au phare par lequel une bande de 4 mètres de large fut concédée en jouissance temporaire sans redevance par le Département de la Guerre au Service des phares et balises. Par la suite le chemin ainsi que le phare et ses dépendances, une parcelle de terrain attenant à l'ancienne caserne furent cédées aux Ponts et Chaussées par le Ministère de la Guerre, lors du déclassement de l'île. En 1901, la toiture en zinc du phare primitif fut refaite et le toiture en ardoises de fibro-ciment clouées du logement des gardiens fut réparée. En 1941, également, la toiture des annexes fut enlevée par la tempête ainsi que la charpente. Le 3 mai 1904 : un feu lenticulaire plus puissant, 3 éclats blancs toutes les 5 secondes, est établi. La ventilation de la lanterne fut améliorée en 1908 par l'installation de 5 ventouses et par une nouvelle boule. Le phare subit des dégâts assez importants lors de l'incendie de 1928 : la lanterne fut fendue. Les 13 prismes cassés de l'optique furent aussi remplacées en 1931. En 1938, la foudre tomba sur le phare. Un radio-phare fut installé en 1938, poste radio-maritime changé en 1942 avant que la marine allemande ne prenne possession du phare (AD 22 S Supl. 613).Le phare est détruit le 4 août 1944 par les troupes allemandes. Il est reconstruit entre 1949 et 1952 sur un plan de l'architecte malouin Auffret en collaboration avec les ingénieurs de la DDE, H. Condemine et G. Grattesat. Le 28 juin 1952, le feu est rétabli avec les mêmes caractéristiques. Le phare actuel des Sept-Îles sur l´île aux Moines est un phare reconstruit après guerre entre 1949 et 1952 par l´ingénieur André le Braz de Lézardrieux, d´après le plan de l´ingénieur Auffret. En avril 1957 des aérogénérateurs sont mis en place ; c'est ce système qui fonctionne encore aujourd'hui.Il faut encore préciser que l'environnement du phare est propriété du Conservatoire du littoral, qui en a confié la gestion à la commune de Perros-Guirec.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite ; moellon

Typologie de plan

Plan régulier en L

Typologie de couverture

Terrasse

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie éolienne

Commentaire descriptif de l'édifice

Description du nouveau phare : la tour et le bâtiment ont été reconstruits en maçonnerie de moëllons ordinaires de nature granitique. Les moëllons employés proviennent pour la plupart de la démolition de l'ancien édifice et pour l'autre part de la démolition de l'ancienne caserne située sur l'île. Le béton armé a aussi été utilisé conjointement avec la maçonnerie car il offre une plus grande facilité d'utilisation et des possibilités que ne fournit pas la maçonnerie. Le garde corps de la plate forme supérieure de la tour est en bronze. La pierre granitique utilisée est le matériau local. Elle résiste bien aux intempéries. Le grain et la couleur de cette pierre donne un parement agréable à l'oeil et en harmonie avec le site environnant. Couverture en bois recouverte de plastique armé afin d'utiliser l'eau de pluie recueillie sur la toiture à des fins domestiques.La tour cylindrique du nouveau phare est construite en granite gris de pierres de taille (granite extrait d'une carrière de l'Île-aux-Moines), jointoillé avec de larges joints peints en blanc. Les logements et bâtiments techniques annexes forment deux ailes à angle droit de la tour du phare, encastrée à l'une de ses extrémités. Ils sont construits en moellons taillés et en granite gris et rouge (granite rouge provenant de la Clarté). Avec la sombre pierre insulaire ont été édifiés, en moellon, la plus grande partie des murs de la maison des gardiens et des parements vus de la tour. Le granite rouge continental a été réservé d'une part au soubassement de la maison des gardiens, ainsi que la corniche sous le toit et à la balustrade de l'accès ; d'autre part, au soubassement de la tour (en moellon) et à son cordon basal (en pierres de taille) ; ce même granite rouge forme les marches et le dallage en pierre de taille de l'entrée principale du phare, l'entourage de la porte intérieure donnant accès à la tour, les très belles marches de l'escalier circulaire de cette tour et les superbes éléments de la plate-forme supérieure (Louis Chauris, Association bretonne, tome 109, 2000).Ces bâtiments sans étage, de forme parallélépipédique rectangle, ont un toit plat en terrasse et offrent de nombreuses ouvertures au sud (fenêtres en matériaux synthétiques).La hauteur du phare est de 20 mètres au-dessus du niveau du sol. La hauteur de la tour au niveau des plus hautes mers est de 61 mètres et la hauteur du foyer 58, 50 mètres. Optique tournante à 3 panneaux de 0, 30 m de distance focale. Lampe aux halogènes de 650 w, 220 v. Les Sept-Iles : feu blanc à 3 éclats toutes les 15 secondes, portée 24 milles (44 km).

Technique du décor des immeubles par nature

Maçonnerie

État de conservation (normalisé)

Bon état

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Le phare des Sept-Îles mérite d'être signalé comme le dernier phare en mer habité par des gardiens en Côtes d'Armor et en Bretagne.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2006

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Prigent Guy

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Vue générale
Vue générale
(c) Conseil général des Côtes-d'Armor
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