Commentaire descriptif de l'édifice
. Le barrage de Guerlédan est du type poids en béton. Il a une longueur en crête de 206m et une hauteur de 44m au dessus du talweg. Il est équipé de deux conduits de vidange de fond dont le débit maximum évacuable pour chacun d'eux est de 21m3 par seconde, d'un déversoir de crue en rive droite de 22m de long à 2 passes équipées chacune d'une vanne secteur munie d'un clapet, de quatre prises d'eau capables d'absorber un débit maximum de 49m3. La retenue du barrage a une superficie de 304 ha.. Quatre conduites forcées (3 de 1,70m de diamètre et une de 2m) relient les quatres prises d'eau aux groupes turbo-alternateurs situés dans la centrale (étudiés). Cette dernière est constituée de deux halles en rez-de-chaussée à pan de fer couvertes en tuile mécanique. Celle qui renferme les quatre groupes turbo-alternateur porte sur son pignon la date de 1930. Elle est éclairée par de grandes baies vitrées et le sol est recouvert par un carrelage à motif géométrique. Perpendiculairement à cet ensemble, un bâtiment à un étage carré, fortement remanié, qui avait à l'origine les mêmes caractéristiques que la centrale et devait contenir des transformateurs, abrite les bureaux de l'entreprise. . La centrale restitue les eaux turbinées dans un premier bassin formé derrière le ""petit barrage de Guerlédan"" situé à 650m en aval du barrage. Il avait pour fonction initiale le contrôle des crues et le maintien de la navigation du canal de Nantes à Brest. Le ""petit barrage"" prolonge l'écluse de Guerlédan. Il est constitué, de la rive gauche à la rive droite, d'un déversoir de 9m de long, de deux vannes Stoney et d'un second déversoir de 18m de long. La retenue est de 80 000 m3.. A environ un kilomètre du site, se trouve le transformateur haute tension de l'usine. Il a un toit à longs pans et est rythmé par des travées de fenêtres (6 en façade, 4 en pignon), avec une ouverture large et haute sur sa façade postérieure, surmontée de l'inscription S.I.T.E.L. Il est flanqué à l'ouest par un bâtiment légèrement plus bas et à toit en terrasse, aux fenêtres obstruées. Sur sa façade postérieure s'appuie un édifice aux mêmes caractéristiques avec deux travées de fenêtre. Au nord se trouve un grand bâtiment en béton. Il s'agit vraisemblablement du transformateur construit sous la direction des allemands pendant la Seconde Guerre mondiale pour sécuriser la fourniture d'électricité à l'arsenal de Lorient. . A proximité du site, ont été construits plusieurs logements destinés au personnel. La maison du directeur comporte un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré. Elle possède un toit à longs pans en ardoise et la partie inférieure et les chaînages d'angle des murs sont en grès.. Un peu plus loin, un bâtiment en rez-de-chaussée, dont le pignon porte l'inscription EDF, servait de garage aux véhicules de l'usines. Puis on rencontre deux maisons jumelles avec un comble à surcroît. Enfin, sur la route qui mène à la centrale ont été construits 4 groupes de 2 maisons jumelles couvertes par un toit à longs pans en ardoise. Elles ont un étage carré et un comble à surcroît. Le mur du rez-de-chaussée est en grès, les ouvertures ont des linteaux en béton. Celles de l'étage sont en plein cintre avec un encadrement en granite.. En amont, le barrage de Saint-Aignan construit en 1935 détermine une retenue de 240 000 m3 sur une superficie de 10ha. Il a une longueur de 180m. Il est constitué, de la rive à la rive droite, d'une digue en terre de 30m de long, d'un barrage mobile de 16m équipé de deux vannes Stoney, un déversoire de 16m de long, et d'une deuxième digue en terre de 107m. . Le groupe alternateur qui y a été installé en 1989, de type siphon, est équipé d'une turbine hélice Kaplan de 480 kW de puissance.. A l'aval du barrage de saint-Aignan la restitution des débits se fait directement dans le lit du Blavet dit ""Blavet naturel"".