Manoir
Manoir, Kersaliou (Pommerit-Jaudy fusionnée en La Roche-Jaudy en 2019)
Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Roche-Jaudy (La)
Commune fusionnée après inventaire : Commune inventoriée sous le nom de Pommerit-Jaudy
Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Roche-Derrien (La)
Pommerit-Jaudy ; Kersaliou
Isolé
4e quart 14e siècle
16e siècle ; 17e siècle ; 19e siècle ; 20e siècle
Attribution par source ; attribution par source
Kersaliou (de) Rolland (commanditaire) ; Taupin Méance (commanditaire)
Le manoir de Kersaliou est édifié dans le 4e quart du 14e siècle pour le seigneur du même nom, probablement pour Rolland de Kersaliou et sa femme Méance Taupin auxquels Jean IV de Montfort, devenu duc de Bretagne, avait confié la châtellenie de La Roche-Derrien. C'est ce même couple de seigneurs qui fit bâtir à partir de 1376 la grande chapelle sud de l'église paroissiale Sainte-Catherine de La Roche-Derrien, comme l'indique l'inscription sculptée sur le contrefort du sanctuaire.Le manoir est remanié dès le 16e siècle et jusqu'au 20e siècle. Lors de son déclassement en ferme au 19e siècle, le manoir est partiellement détruit : le logis principal disparaît au profit d'un nouveau bâtiment agricole probablement édifié sur ses fondations, côté est de la cour. Au nord, le long corps de bâtiment est conservé mais très remanié. Seul, le logis-porte en bout d'alignement est dans un état proche de l'origine.
Schiste ; moellon
Ardoise
1 étage carré
Toit à longs pans croupe
Construit en moellon de schiste, le long volume simple et rectangulaire à étage carré s'achève, à l'ouest, par un logis-porte. Il est orienté au sud sur la cour à laquelle on accède par le passage couvert qui traverse le logis-porte. Au rez-de-chaussée, des pièces de réserve encadrent ce passage tandis que l'étage est occupée par une pièce à feu dédoublée. Au nord, côté extérieur, le logis-porte est aveugle au rez-de-chaussée tandis qu'au sud, côté cour, une porte ouvre sur une pièce de réserve éclairée par une petite fenêtre à écoinçons. Les deux arcs des grandes portes charretières sont traités différemment selon le même principe que les portes de l'église de La Roche-Derrien : côté sud les moulurations de l'arc rentrent directement dans les larges chanfreins des piédroits ; côté nord, les nombreuses moulurations de l'arc retombent sur des colonnettes. La même niche trilobée somme l'arc des deux portes. Celle du sud est accompagnée d'un blason effacé que surmonte une fenêtre avec double ébrasement à ressaut et écoinçons refouillés.
Propriété privée
2015
(c) Région Bretagne
2015
Tanguy-Schröer Judith
Dossier individuel
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35