Description historique
L'hôtel a été bâti au début du 16e siècle par le notaire Guillaume Mareschal, après l'incendie de sa maison en 1516. Au 18e siècle, la demeure n'appartenait plus aux Mareschal, mais vers 1730 à un certain monsieur de Trépot. En 1775, elle était partagée entre deux propriétaires : Claude-Bonaventure Laudet, vigneron, et le maître-maçon Michel-Antoine Tournier. Cette année là, ils demandèrent la permission à la ville de transformer la façade située rue Rivotte qui leur appartenait par moitié. Pour la partie gauche, Tournier voulait percer une arcade boutiquière à la place d'une fenêtre du rez-de-chaussée, abaisser la porte de la cave située à gauche et percer une lucarne à gauche d'une grande lucarne centrale qu'il possédait par moitié et qu'il voulait détruire. Sur la moitié droite, Laudet ne demandait que l'élargissement d'une autre lucarne située à droite de celle située au centre dont il possédait, pour sa part, la partie gauche. Les transformations furent réalisées par Michel-Antoine Tournier. Les dessins conservés signés de sa main montrent les deux états de la façade. Mais les travaux réalisés ne correspondirent pas totalement au projet qui prévoyait la destruction (non réalisée) de la grande lucarne centrale et d'une fenêtre à double accolade au rez-de-chaussée qui devait être remplacée par une arcade boutiquière, du même dessin que celle de droite. On se contenta de transformer cette fenêtre en porte tout en gardant les doubles accolades du linteau. Au 19e siècle, les deux arcades boutiquières situées sur cette façade furent masquées par des devantures en bois. Le logis et le bâtiment des remises et écuries furent reliés par un bâtiment intermédiaire entre 1833 (date du cadastre ancien) et 1870 (d'après une photographie ancienne). Celui abritant les écuries et remises très transformé, notamment par des percements du 19e siècle, fut aussi en parti démoli lors de la création, en 1884, de la ligne de chemin de fer Besançon - Le Locle. Le corps de logis, qui conserve encore au rez-de-chaussée et à l'étage ses plafonds à la française, a subi beaucoup de transformations intérieures depuis le début du 16e siècle, notamment la suppression de son escalier en vis. Les restaurations Monuments Historiques de la 2e moitié du 20e siècle ont fait disparaître sur la façade principale les deux lucarnes situées de part et d'autre de celle située au centre et les devantures en bois du 19e siècle.