Personnalité liée à l'histoire de l'édifice
Bernard, Charles de (habitant célèbre)
Description historique
Ce grand immeuble de treize travées a été construit d'après des travaux historiques dans les années 1841. Subsistent sur sa façade postérieure quelques baies du 16e siècle décorées d'un cavet, l'aile à gauche de la cour étant scandée par des colonnes à chapiteaux toscans, qui paraissent être les vestiges d'un portique sans doute aussi du 16e siècle. Au-dessus, l'étage en pan de bois, datant sans doute du 19e siècle, a accueilli au 20e siècle un atelier d'horlogerie. L'autre aile, bâtie au début du 20e siècle, comporte aussi au rez-de-chaussée et à l'étage une suite d'ateliers à usage indéterminé. Le bâtiment en fond de cour a toujours abrité depuis sa construction dans le courant du 20e siècle une imprimerie, notamment l'entreprise Chicandre. Comme le rappelle une plaque apposée vers 1886 sur la façade sur rue de l'immeuble, l'écrivain Charles de Bernard est né ici en 1804. Ami de Balzac, ses romans ont connu beaucoup de succès au milieu du 19e siècle, mais sont ensuite tombés injustement dans l'oubli.L'activité horlogèreDivers ateliers liés à l’activité horlogère se succèdent au début du 20e siècle.En 1908, Pierre Sola et Léon Gentil s’associent pour racheter le fonds de commerce d’André Sola, situé 49 rue Bersot, pour la somme de 30 000 francs. La société en nom collectif Sola et Cie est spécialisée dans la fabrication de boîtes de montres.Toujours en 1908 est fondée au 49 rue Bersot la société Billon et Fils, qui fabrique des ressorts de montres.En 1910, la société Gentil-Thevenot s’implante à cette adresse. Elle produit également des boîtes de montres, et est dissoute en 1913 suite au décès de Théodore Thevenot. Lui succède cette même année la société en nom collectif L. et J. Gentil, qui produit des "boîtes de montres en argent ou autres matières et objets précieux". La société est transférée après la Première Guerre dans une nouvelle usine rue Clemenceau (IA25001864).En 1918-1919, l’atelier de pierres fines d’horlogerie Bigot et Perret est mentionné sur les lieux.Fondée en 1919, la société Bourquin et Montavon exerce la décoration de boîtes montres en tous genres. Elle disparaît en 1920.Les fabricants horlogers Chervez H. et Fils et Pourcheresse sont mentionnées à cette adresse en 1926.La fabrique de montres Jeanbourquin et Cie s’y installe en 1948 mais son existence semble éphémère.En 1960, René Maurice exerce encore son activité d’horlogerie. Un annuaire de commerce de 1978 précise que les frères Maurice y sont encore présents.