Description historique
Le conseil municipal définit le programme d'un premier projet de maison commune, dans lequel il envisage une halle traversée par un passage pour les voitures, un magasin à blés au-dessus de la halle, des écoles, salle de mairie et de justice de paix situées au même étage et des façades intégralement réalisées en pierre de taille. L'architecte César Convers s'exécute mais il fait les objections suivantes : le passage à voitures prendrait une partie de la halle déjà trop exiguë, celle-ci étant fermée pourrait servir de dépôt, il manque un cabinet pour le juge de paix, la salle de justice servant également de salle publique est trop petite et enfin, les instituteurs sont logés à l'étroit. La municipalité, écoutant l'architecte, modifie son cahier des charges, et Convers fait une nouvelle proposition (datée du 17 novembre 1831) dans laquelle pour diminuer la dépense, le moellon piqué est partiellement préféré à la pierre de taille, et de nouvelles solutions sont ainsi adoptées. L'adjudication a lieu, le 10 mai 1832, en faveur de Jean-Claude Jacoutot de Marchaux et d'Alexis Clerc de Besançon, ce dernier demandant au sous-préfet, le 25 septembre de la même année, une prolongation des travaux d'au moins un an, en raison des problèmes rencontrés lors du creusement des fondations. S'en suit un conflit ouvert avec la ville de Rougemont. La réception définitive intervient le 28 septembre 1836. En 1840, J.-A. Clerc dirige divers travaux de gypserie, et le 5 juillet 1854, Francis Painchaux projette la construction d'un campanile à horloge dont on réceptionne provisoirement les travaux, le 19 décembre 1855. Depuis cette date, les travaux entrepris sont de moindre importance : en 1855, Pierre-Jean Lapierre rétablit une gouttière et procède au remplacement de quelques tuiles, et le 13 septembre 1869, l'architecte Louis Lavie, remplaçant Francis Painchaux, est chargé de la réception provisoire des travaux concernant des boiseries, des planchers et la gypserie. Il est aussi fait mention d'une cuisine neuve au rez-de-chaussée. En 1894, Louis Garin réalise un devis pour la réfection de plafonds tombés suite à un ouragan survenu deux ans auparavant. En 1924, la couverture présente de nombreuses gouttières, le plancher du grenier est pourri et la ferblanterie à remplacer intégralement. Ainsi, l'agent-voyer Jeanningros dirige-t-il la réfection du plancher en question et de la toiture (en tuiles mécaniques de Bourgogne et en petites tuiles de remploi), et restaure à l'identique la caisse de l'horloge. En 1927, Edouard Cassamani de Rougemont refait papiers peints, peintures et enduits, et en décembre 1958, la municipalité donne son accord, à Claude Hennequin de Villersexel, pour la pose d'un cadran transparent à l'horloge permettant ainsi son rétroéclairage. De 1960 à 1978, les classes de 6e et 5e du collège s'installent à la mairie provoquant plusieurs modifications : l'escalier arrière est reconstruit en béton, des portes de communication sont ouvertes, et en septembre 1961, une cantine scolaire est créée dans l'ancienne halle. On aménage des salles d'exposition et un musée, au second étage, dans le courant de l'année 1981, et à l'automne 1983, les collections minéralogiques et paléontologiques du musée s'installent à la place de l'ancienne cantine scolaire. Enfin, en 1997, l'ancienne horloge est remplacée par une horloge à quartz.