Commentaire concernant la datation
daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par source
Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
attribution par source ; attribution par source ; attribution par source ; attribution par source
Personnalité liée à l'histoire de l'édifice
Dubosc de Radepont Augustin Léonor (propriétaire ; commanditaire) ; Levavasseur Edouard Jacques (propriétaire) ; Levavasseur Charles (propriétaire ; commanditaire ; personnage célèbre)
Description historique
Le moulin à blé du Pont, propriété du marquis de Radepont, est attesté dès 1778 date à laquelle est construit le pont de Pierre à trois arches situé juste en amont. Dans le même temps, deux murs sont édifiés en aval des deux piles du pont et faisant corps avec elles, dans le but de contenir les eaux qui passent sous les deux arches latérales et de les conduire sous les roues des deux moulins édifiés à cet endroit. Ces moulins s’appuient chacun d’un côté sur une des deux rives opposées de la rivière et de l’autre sur l’un de ces deux murs. A la fin du XVIIIe siècle, le marquis de Radepont supprime le moulin établi sur la rive droite de l’Andelle, en conservant néanmoins toutes les maçonneries de la chute afin qu’elles servent de déversoir pour le moulin établi sur la rive gauche qu'il veut conserver. L’arche gauche du pont sert de canal d’alimentation à la roue hydraulique verticale par-dessous du moulin, celle du milieu est fermée par une vanne qui n’est ouverte qu’en cas de crue et celle de droite précède un déversoir très irrégulier. Le 17 avril 1821, par acte de vente est passé devant Me Petit notaire à Rouen, le baron Édouard Jacques Levavaseur, devenu la même année propriétaire des usines de Fontaine-Guérard situées en aval, rachète au marquis de Radepont le moulin à blé du Pont qui est alors au chômage. Pour le remettre en activité, Édouard Jacques Levavasseur demande l'autorisation de réaliser quelques modifications au système hydraulique du moulin. Il souhaite notamment remplacer la vanne située sous l’arche du milieu du pont de Pierre par une nouvelle qui aura la largeur de l’arche et une hauteur de 37 cm. L'accord lui est donné par l'arrêté préfectoral du 10 avril 1841. Les travaux envisagés ne seront jamais réalisés car Édouard Jacques Levavasseur décède en 1842 avant de les mettre en œuvre. Son héritier Charles néglige le site et abroge les travaux, privilégiant la bonne marche des usines textiles du domaine de Fontaine-Guérard dont il a également hérité la charge. Le moulin du Pont reste donc inactif jusqu'à la fin du XIXe siècle. En 1900, Charles Levavasseur sollicite l'architecte et paysagiste parisien, Henri Duchesne, pour réaménager le moulin devenu vétuste et le remettre en activité. C'est au même Duchesne qu'il a confié en 1895 la reconstruction du château de Radepont pour en faire sa résidence. Le moulin à blé du Pont est alors doublé en surface et volume par la construction d'un nouveau corps de bâtiment dans le prolongement de sa façade postérieure. Les vannages manquants sont également reconstruits, notamment la vanne d’alimentation autorisée par l'arrêté préfectoral du 10 avril 1841 et tombée en état de vétusté depuis. Enfin une turbine est installée pour remplacer la roue hydraulique également devenue vétuste. L’arrêté préfectoral du 9 janvier 1902 réglemente enfin le moulin et autorise l’emploi de la force hydraulique motrice que le baron Levavasseur souhaite utiliser pour le faire marcher, soit une chute de 1,30 m de hauteur et d’une puissance de 12 kW. Le moulin n’est plus en activité à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Il est aujourd’hui à usage de résidence secondaire.