Commentaire descriptif de l'édifice
Le site de la batterie du Petit GouinLe site de la batterie du Petit Gouin à Camaret comprend : une guérite, une batterie d’artillerie de côte et un corps de garde crénelé (1859), une seconde batterie d’artillerie de côte, un escalier d’accès et un magasin à poudre sous roc (1896), deux bunkers-casemates de type 671 et deux abris en béton armé (1943-1944). Des chemins assurent la liaison des différents éléments. Le plateau sommital de la pointe comprenait également une batterie d’artillerie de côte pour 4 canons de 95 mm avec niche, magasin bétonné et citerne. La batterie a disparu durant la Seconde Guerre mondiale.Le corps de garde crénelé et la guérite sont restaurés.La batterie d’artillerie de côte (1858) et les bunkersEpais de 6 m, le parapet (épaulement) en terre de la batterie d’artillerie affecte un plan en U ouvert vers l’ouest délimité à l'intérieur par un mur de genouillère en maçonnerie. Cette batterie d’artillerie était armée à l’origine de trois canons de 30 livres et trois obusiers de 22 cm sur affût de côte à châssis pivotant. Son terre-plein conserve une guérite de plan carré pour sentinelle en maçonnerie de moellon.Un bunker - casemate de type 671 pour un canon de 7,5 cm et deux abris en béton armé ont été construits sur son terre-plein. La dalle de couverture du bunker - casemate a reçu une couche de terre et des pierres participant de son camouflage en cas d’attaque aérienne.Le corps de garde crénelé (1859)Le réduit fonctionne avec la batterie d'artillerie de côte située immédiatement à l’est. Il s’agit d’un corps de garde crénelé n° 2 modifié pour 30 hommes. Il est daté par millésime de 1859 (linteau située au-dessus de l’entrée). Il s’agit d’une construction de plan rectangulaire (19,57 m x 10,3 m) en maçonnerie de moellon de granite à trois niveaux : rez-de-chaussée voûté à usage de casernement et magasin avec créneaux de fusillade, terrasse défensive et sous-sol (partiel) avec une citerne pour collecter les eaux pluviales depuis la terrasse. Orientée vers le sud, l’élévation principale était précédée d’un fossé sec : un pont-levis à contrepoids fermait l’entrée du réduit.La terrasse est entourée d’un haut parapet percé de créneaux de fusillade et dotée de huit bretèches à mâchicoulis conçues pour défendre le réduit grâce aux armes individuelles de la garnison (fusils d'infanterie, mousquetons d'artillerie), plus - dotation théorique - un fusil de rempart - une grosse carabine rayée - pour cinq hommes (source : Association ""1846"").Le réduit regroupe au rez-de-chaussée une chambrée pour 30 soldats (qui dorment dans des hamacs), un magasin aux vivres, un magasin d'artillerie et un magasin à poudre. Le chef du poste et le gardien sont les seuls à bénéficier d'une chambre individuelle. Quoique voûté, le réduit n’est cependant pas à l’épreuve d’un bombardement naval.La terrasse est couverte (durant la Seconde Guerre mondiale) afin d’augmenter la capacité du réduit.Lors de la restauration du réduit, la couverture de la terrasse en béton armé a été déconstruite.La batterie d’artillerie de côte (1896) et le bunker - casemate de type 671Cette batterie d’artillerie pour quatre canons de 95 mm est située immédiatement au nord de la première batterie, l’accès se fait par un escalier. L’épaulement de terre est soutenu à l´arrière par un mur en maçonnerie de moellon. La batterie est dotée d’une traverse centrale pare-éclats en terre. Deux supports d’affut pour canon de 95 mm sont en place. A l’extrémité nord se trouve l’accès au petit magasin à poudre sous roc.Un bunker - casemate de type 671 pour un canon de 7,5 cm a été construit sur son terre-plein. Il coiffe l’entrée du magasin à poudre sous roc.Les deux bunkers - casemates de type 671 (1943-1944)Les deux casemates viennent en recouvrement des batteries basses d’artillerie de côte.Construit en béton armé, ce bunker - casemate de type 671, conçu pour abriter un canon de 7,5 cm (jusqu’à des canons de 15 cm de calibre), regroupe une chambre de combat (Kampfraum) et deux niches à munition (Nischen für Munition) de part et d’autre du couloir d’accès.Dalle de couverture et murs périphériques mesurent 2 m d’épaisseur, ce qui place ce type de bunker dans les ""constructions permanentes"" (Ständig Ausbau), c’est-à-dire à l’épreuve des bombes aériennes. Ses angles sont arrondis pour une meilleure résistance. Ce type de bunker, a nécessité un terrassement de 330 m3, 310 m3 de béton, 13 t de fer rond en ferraillage et 4,7 t de fer profilé pour le plafond.Son embrasure permettait au canon de tirer vers l’anse de Camaret contre un objectif maritime. La visée du canon pouvait se faire dans le plan horizontal (azimut de +60 degrés et -60 degrés) et dans le plan vertical (élévation de +35 degrés et -5 degrés). Le sol de la chambre de combat est adapté pour recevoir l’affût du canon.Les deux niches latérales permettent de stocker les munitions (150 coups pour une pièce d’artillerie de 7,5 cm).L’intérieur des bunkers est tagué.
Dimensions normalisées des édicules
"Dimensions du corps de garde crénelé données par l’Association ""1846""."