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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Cozzano
présentation de la commune de Cozzano






Référence de la notice
IA2A000543
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
4 mars 2003
Date de dernière modification de la notice
20 février 2020
Rédacteur de la notice
Comiti Pierre
Mentions légales
© Inventaire général ; © Collectivité Territoriale de Corse
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Cozzano
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Corse ; Corse-du-Sud (2A) ; Cozzano
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Zicavo
Historique de l'édifice
Description historique
Formant l'une des douze communautés de la piève de Talavo mentionnées par Monseigneur Giustiniani, évêque de Nebbio, dans son ouvrage intitulé "Dialoguo nominato Corsica" paru en 1531, Cozzano comportait sur son territoire plusieurs noyaux d'habitat temporaire de bergers transhumants, l'agglomération principale dite "capella San Cesario" étant située à mi-pente à proximité de l'église éponyme Saint-Césaire dont les ruines sont encore visibles. Cet établissement fut abandonné au début du 17e siècle et un nouveau village fut fondé sur une éminence autour de l'église préexistante Sainte-Marie. Cette localité, érigée en paroisse en 1663, constitue en 1790 l'une des neuf communes du canton de Talavo, dénommé canton de Zicavo en 1828. Des contentieux territoriaux avec les communes limitrophes de Palneca, Isolaccio-di-Fiumorbo et Ventiseri entraînent une redéfinition de ses limites en 1850 et en 1854. Alors qu'en 1857, elle demeure "la commune la plus misérable du canton..., avec des habitations petites et basses..., le dénuement le plus complet régnant en maître dans presque toutes les maisons...", comme le soulignent les sources d'archives mentionnées par Félix Ciccolini dans son étude monographique, Cozzano connaît une expansion véritable à partir du quatrième quart du 19e siècle, grâce au désenclavement du Haut-Taravo par la réalisation de deux projets routiers reliant Porto-Pollo au col de Verde (1848 à 1861) et Vivario à Loreto-di-Tallano (1867 à 1890). Cet essor, se poursuivant jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale, se caractérise, entre autre, par le développement du quartier de Parata avec l'élévation sur plusieurs niveaux de vastes maisons de notables indépendantes. Il s'accompagne également d'une expansion démographique. La population, composée de 621 habitants en 1851, en compte 840 en 1876, 889 en 1881, 1 018 en 1896. Elle atteint son niveau le plus haut en 1936 avec 1 174 habitants puis elle ne cesse de décroître. Le recensement de 1999 en dénombrera seulement 242.