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Plateforme ouverte du patrimoine

Mine de cuivre dite mine de Saint-Augustin

Désignation

Dénomination de l'édifice

Mine

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Mine de cuivre

Appellation d'usage

Mine de Saint-Augustin

Titre courant

Mine de cuivre dite mine de Saint-Augustin

Localisation

Localisation

Corse ; Haute-Corse (2B) ; Moltifao

Précision sur la localisation

Oeuvre située en partie sur la commune : Castifao

Canton

Castifao-Morosaglia

Lieu-dit

Araso ; Calmi ; Ciavaglione ; Paronciala ; Pozzo ; Ventulella

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Tartagine (la)

Partie constituante non étudiée

Fonderie ; excavation

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1857 ; 1896 ; 1907

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Imer (promoteur) ; Schloesing (promoteur) ; Foëx (promoteur) ; Gregorj Sébastien (promoteur) ; Gregorj Jacques (promoteur) ; Gregorj Vincent (promoteur)

Description historique

D'anciens travaux, datant vraisemblablement de l'époque génoise, sont signalés en 1876 par l'ingénieur des mines Denis Sevoz. Entre 1851 et 1855, des recherches, effectuées au lieu-dit Ciavaglione au bord de la Tartagine, donnent lieu à une production d'une vingtaine de tonnes de cuivre. En 1857, les industriels marseillais Imer, Schloesing et Foëx obtiennent la concession de Saint-Augustin d'une superficie de 1 520 ha. Mis en valeur par une vingtaine d'ouvriers, ce gisement produit environ 700 quintaux de minerai de 5 à 15 % de cuivre. Désireux de pouvoir traiter sur place le minerai, les concessionnaires font construire en 1858 sur la rive gauche de la Tartagine un four à manche équipé de trois tuyères. En 1859, cette exploitation est dirigée par le maître mineur Santelli. Le four fonctionne jusqu'en 1864, date à laquelle il fournit 8 tonnes de cuivre. L'activité minière, suspendue pendant quelques années, reprend en 1875 pendant une courte période et est à nouveau interrompue. En 1895, la déchéance de la concession est prononcée. En 1896, celle-ci est octroyée aux banquiers bastiais Sébastien, Jacques et Vincent Gregorj. Ces derniers font seulement procéder à la remise en état du site. En 1905, ils amodient la concession à la "Société Anonyme Française des Mines et Fonderies de Francardo". Celle-ci fait entreprendre d'importants travaux au lieu-dit Pozzo en 1907 puis abandonne à son tour l'exploitation en octobre 1908. En 1910, les frères Gregorj sollicitent une réduction de la concession. Elle leur sera accordée en 1912. La mine ferme en 1914. La concession est renoncée en 1922.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Les travaux de cette exploitation, conduite à ciel ouvert et en galeries, s'étendent du nord au sud du lieu-dit Araso aux lieux-dits Calmi et Ventulella sur une distance de 3, 5 km (A. Gauthier). Des haldes, des vestiges de galeries et de puits sont encore visibles sur le site.

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2004

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Campocasso Pierre-Jean ; Fideli Marie-Antoinette ; Mattioli Mauricette

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Collectivité Territoriale de Corse - Direction du Patrimoine - Service de l'Inventaire du Patrimoine B.P. 215 - 20187 Ajaccio Cedex 1 - 04.95.50.38.06/04.95.50.38.07