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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Tomino
présentation de la commune de Tomino






Référence de la notice
IA2B001549
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
10 juillet 2014
Rédacteur de la notice
Ciavatti Jean-Charles ; Fideli Marie-Antoinette
Mentions légales
© Inventaire général ; © Collectivité Territoriale de Corse
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Tomino
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Corse ; Haute-Corse (2B) ; Tomino
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Capobianco
Historique de l'édifice
Description historique
Le nom de Tomino apparaît dans des documents très anciens, notamment en 1115 lorsque l'évêque de Mariana, Ildebrandus, donne l'église San Nicolao de Tomino à l'abbaye bénédictine érigée sur l'ilot de la Gorgona qui fait face à la ville de Livourne. Dès le milieu du 13e siècle, Tomino fait partie de la seigneurie Da Mare. Aucune construction fortifiée d'époque médiévale n'a cependant été retrouvée. De même, les éléments architecturaux antérieurs au 17e siècle sont rares, en dehors des deux tours du hameau de Poggio, remontant au 16e siècle. Quelques maisons, passages voûtés et anciennes niches à pot de chambre témoignent de l'architecture traditionnelle de la période "moderne". L'église San Nicolao, qui dépend de l'abbaye de la Gorgona jusqu'en 1425, passe sous la juridiction des Chartreux de Calci, près de Pise, qui nomment son curé et fondent un hospice à Tomino. Ce petit établissement accueille les religieux envoyés pour gérer les nombreuses propriétés que la Chartreuse possède dans le nord de l'île. Au 16e siècle, plusieurs chapelles du Cap Corse dépendent toujours de l'église San Nicolao dont elles sont les "annexes". A cette époque, Tomino est le siège d'une piève, et elle le reste jusqu'à la fin du 18e siècle. A partir de 1758, le Cap Corse devient le théâtre de nombreux affrontements entre les troupes génoises et corses. Au Nord-Est, le contrôle de Macinaggio devient un enjeu capital ; le port est fortifié et une garnison y est établie, ultime repli pour les génois, après l'abandon de Rogliano. Deux fortins, portant le nom de Santa Catarina et San Giuseppe sont construits, le premier sur une petite éminence dominant Macinaggio au Sud, le second un peu plus haut, sur la colline de Bucino. Pascal Paoli, venu en personne superviser les opérations en août 1761, s'installe à Tomino (dans la maison Marini, de Poggio, selon la tradition orale). Le village devient une base des nationaux, qui y maintiennent une forte garnison, commandée par quelques-uns des principaux chefs. Le 29 août, le général y convoque une assemblée des communautés de la côte Est du Cap Corse, pour mobiliser les énergies et coordonner les actions. Les combats font ainsi plusieurs dizaines de morts dans les deux camps (les registres paroissiaux de Tomino en portent la trace, notamment pour la bataille d'août 1761, complétant les informations des Ragguagli dell'isola di Corsica, journal de la Corse indépendante). Cependant, peu après son arrivée, Paoli quitte Tomino pour Rogliano où il demeure plusieurs mois. Ce départ aurait été dû à une certaine opposition de la population envers le Général, après qu'il ait envoyé fondre à l'hôtel de la Monnaie de Murato un tabernacle en argent massif, légué quelques années plus tôt par Giovan Battista Filippi, un riche Tominais décédé au Pérou. Bombardé par les galères génoises en mars 1762 -sans grand dégât- le village aurait été ceint de murailles dans les mois qui suivent. Il ne reste rien aujourd'hui de ces fortifications ainsi que des ouvrages défensifs construits sur le flanc de la colline de Bucino. En 1646, Tomino est peuplé de 460 habitants, 552 en 1770, le maximum démographique est atteint en 1881, avec 716 habitants. La population qui s'élève à 520 habitants en 1906, se maintiendra à ce niveau pendant une vingtaine d'années puis connaît une forte décroissance, au cours de la seconde moitié du 20e siècle. En 1999 la commune compte seulement 193 habitants, ce chiffre semble s'être stabilisé durant la première décennie du 21e siècle, en 2011 Tomino est peuplée de 204 habitants.