Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineéglise Saint-Genest d'Arrigas
église Saint-Genest d'Arrigas


Référence de la notice
IA30003164
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
7 février 2019
Date de dernière modification de la notice
24 décembre 2025
Rédacteur de la notice
Pagnon Josiane ; Bayle Régis
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie
Désignation de l'édifice
Titre courant
église Saint-Genest d'Arrigas
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
église paroissiale
Vocable, pour les édifices cultuels
Saint-Genest
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gard (30) ; Arrigas
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Gard
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Les origines de l’église Saint-Genest sont très anciennes. Un sanctuaire chrétien devait exister ici au moins dès le VIIe siècle. C’est en tout cas ce que tend à prouver la présence dans les fondations du chœur de tombes à lauzes, découvertes en 2007, fouillées par le Service régional de l’archéologie et dont les ossements ont été datés entre 650 pour les plus anciens, et l’an Mil pour les plus récents. Mais la première trace écrite mentionnant l’église Saint-Pierre d’Arrigas apparaît dans le cartulaire bénédictin de l’abbaye Saint-Victor-de-Marseille en 1113, associée en 1135 à un monastère. Cette église romane fut fortifiée au XIVe siècle, pendant la Guerre de Cent Ans. À la même époque, l’église perd le vocable de saint Pierre pour celui de saint Genest, martyr arlésien du IIIe siècle. En 1625, le duc de Rohan soulève le Languedoc protestant et, avant de monter dans le Rouergue, il vient mettre le siège devant l’église fortifiée d’Arrigas, mobilisant pour cela 4500 hommes et un canon venu d’Anduze, ce qui nous laisse deviner la puissance de l’édifice à cette époque. L’église est presque entièrement détruite. Elle sera rebâtie en 1646 et agrandie en 1685. L’essentiel de l’église d’aujourd’hui peut être daté de cette époque. Seules quelques pierres de taille visibles dans les soubassements du chevet peuvent encore rappeler l’origine romane du sanctuaire.La dernière vague importante de travaux se situe au XIXe siècle. En 1863, les deux chapelles latérales sont construites. En 1885, le campanile est remplacé par l’actuel clocher à flèche. A la même époque, pour lutter contre l’humidité, de larges ouvertures taillées en pierres du Pont du Gard et garnies de vitraux néo-romans sont créées.