Fortification d'agglomération
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Occitanie ; Haute-Garonne (31) ; Saint-Bertrand-de-Comminges
Pyrénées
Barbazan
B 445 à 448, 452, 470, 474 à 477, 480 à 482, 484, 485, 491, 492, 530, 532 à 534, 537 à 545, 881, 921, 946, 966, 967, 1003, 1067 à 1071
En village
4e quart 4e siècle ; 1er quart 5e siècle ; 12e siècle ; 13e siècle
16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle
Le rempart et ses portes sont mentionnés par Grégoire de Tours dans son récit du siège de la ville en 585 par le roi Gontran, qui cherchait à en déloger l'usurpateur Gondovald. Des fouilles exécutées entre 1993 et 2001 dans le cadre d'un projet de recherche (Esmonde Cleary, Wood, 2006) ont permis de préciser la fourchette chronologique de construction de ces fortifications. Le blocage des murs comprend un grand nombre de remplois architecturaux, qui semblent provenir du démontage de bâtiments de la ville antique à la fin du 4e siècle. Des traces d'occupation de la fin du 4e siècle, mais antérieur aux fondations des murs, ont été découverts lors de sondages. Des bâtiments ont été accolés aux maçonneries par la suite, et il y a une augmentation de la construction, et donc de l'occupation de la ville haute pour la période du 5e au 7e siècle. Les fouilles n'ont toutefois pas révélé de destruction liées au siège de 585. Les défenseurs auraient plutôt renforcé le rempart par une surélévation. La construction de ce rempart serait contemporaine de l'installation des Wisigoths dans le sud de la Gaule au début du 5e siècle, sans qu'il soit possible d'établir un lien direct entre les deux évènements. Les trois accès (Cabirole, Majoue, Lhérisson) sont indiqués dès le 13e siècle, mais seule la porte Majoue semble reprendre l'emplacement d'une porte antique. Des comptes indiquent que le rempart avait encore une fonction défensive au 17e siècle. La porte Cabirole a été remaniée en même temps que la nouvelle route qui longe le rempart au nord, aménagée au 18e siècle. Le rempart a fait l'objet de sondages par Bertrand Sapène en 1942, 1957, 1969 et 1967, localisés le long de la portion ouest du rempart à l'emplacement d'un actuel parking, et au revers de la portion nord. En 1956, seule la portion nord du rempart, la plus complète et la plus visible, est inscrite au titre des MH par arrêté le 13 décembre 1956. Le projet de recherche mené par Simon Esmonde Cleary et Jason Wood entre 1993 et 2001 sur le rempart antique ayant révélé que celui-ci, malgré de nombreux remaniements, était quasiment complet tout autour de la ville haute, une seconde inscription est faite le 6 juillet 1998, portant cette fois-ci sur la totalité du site archéologique.
Calcaire ; moellon ; brique ; calcaire ; pierre de taille
Le rempart de la ville haute est long de 885 m et enserre un espace d'environ 4,4 ha. Le tracé a été établi à la fin du 4e siècle ou au début du 5e siècle, et il est conservé dans sa presque totalité. Son parement et son couronnement ont été à plusieurs reprises remaniés et réparés pour un usage défensif jusqu'à la période moderne. Les maçonneries antiques sont visibles à plusieurs endroits et servent de soubassement aux constructions postérieures. Le parement de petits moellons de calcaires (des remplois des constructions de la ville basse) souligné par des arases de briques est souvent manquant, révélant une fourrure en opus incertum de calcaire. Les assises suivent le dénivelé, ce qui les différencie des maçonneries plus récentes. Plusieurs déversoirs en blocs de marbre de remplois sont également visibles dans les parties basses. La seule élévation presque complète du rempart antique est visible sur la parcelle non cadastrée au sud de la B449 : le parement antique est visible par morceaux sur la face interne, et est bien mieux conservé sur la face externe. De nombreuses reconstructions modernes sont également visibles. Un mur en moyen appareil plus ou moins régulier a été élevé en avant du rempart au sud de la cathédrale, pour servir de soutènement au cloître et à l'espace canonial. Un bâtiment semi-circulaire moderne fait sailli au milieu de la portion nord en reprenant probablement le tracé d'une tour. Des habitations sont appuyées contre le rempart depuis sa construction, et la perte de sa fonction défensive à partir du 18e siècle a permis son percement par des fenêtres ou sa reconstruction partielle. A de nombreux endroits, il sert de soutènement à des jardins. Trois passages dans le rempart permettent d'accéder à la ville haute. Les portes Cabirole et Majoue sont des ouvertures entre deux maisons, couvertes de voûtes en plein-cintre, alors que la porte Lhérisson a été démontée.
1956/12/13 : inscrit MH ; 1998/07/06 : inscrit MH
Remparts gallo-romains (anciens) : partie sur voirie communale (cad. B 471) : inscription par arrêté du 13 décembre 1956£Parcelles B 446, 447, 1003, 533, 881, 485, 1070, 1071, 482, 477, 476, 921, 448, 946, 530, 532, 534, 967, 966, 537, 538, 539, 540, 541, 542, 544, 545, 491, 492, 543, 484, 445, 452, 470, 481, 480, 474, 475, 1069, 1068, 1067 du site archéologique des remparts de la ville haute : inscription par arrêté du 6 juillet 1998
Arrêté
Enceinte
À signaler
Propriété de la commune ; propriété privée
Propriété de la commune : cad. B 966, 537, 538, 445, 452, 470, 481
2015
(c) Inventaire général Région Occitanie
2015
Pilloix, Oriane
Dossier individuel
Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47