Description historique
Un comité regroupant des habitants des quartiers Lalande, Ginestous, Trois-Cocus et Salade, rattachés à la paroisse de Lalande, se réuni dès juillet 1919, à l'école des garçons, pour évoquer la construction d'un monument à la mémoire des soldats de Lalande morts pour la France. Le comité est composé des membres suivant : Monteil, président, Rouquet, vice-président, Sesquières fils et Lambertini. Le 20 août suivant, il envoie une demande de subvention à la ville qui vote, le 2 octobre 1919, une aide de 1 000 francs pour l'édification du monument commémoratif. Au moment de sa demande de financement, le comité a précisé au conseil municipal qu'une souscription réalisée auprès des habitants a déjà produit la somme de 4 072 francs. En octobre 1920, Le comité sollicite de nouveau la municipalité car il souhaite récupérer deux grilles, en dépôt sur un terrain voisin, pour créer une clôture autour du monument aux morts. La ville accepte sous réserve que le comité l'entretienne (A.M.T. : 2D393, p. 328). En novembre, une rencontre amicale de matchs de foot et de rugby, opposant les équipes de Toulouse-Lalande Olympique et une sélection de joueurs militaires de la garnison de Toulouse, est organisée par le comité dans le but de récolter des fonds pour "contribuer à l'édification complète du monument qui est déjà en construction" (Express du Midi, 5/11/1920). Sa réalisation est attribuée au sculpteur Pineau, domicilié au 178 avenue des Minimes. Pourtant, dans un article de l'Express du Midi relatant un fait divers, le nom du sculpteur Jean Jonquières est avancé. En effet ce dernier, demeurant route de Lombez, porte plainte "contre inconnu pour dégradation d'un monument représentant un "Poilu" qui devait être érigé sur la place de l'Eglise de Lalande pour honorer la mémoire des enfants de ce quartier morts pour la Patrie". Le monument est inauguré le 10 avril 1921 en présence de nombreuses personnalités : Paul Feuga, le maire, Beluel et Orsini, ses adjoints, le sénateur Duchein, les députés Bellet, Gheusi et Ducos, le commandant Salte et plusieurs conseillers municipaux. Les différentes délégations des anciens combattants et mutilés sont également présentes au côté des enfants des écoles et des familles éprouvées par un deuil. Le président du comité prononce le 1er discours durant lequel il évoque le but du comité qui est "d'honorer la mémoire des héros mais aussi de les donner en exemple aux générations futures". En terminant, M. Monteil, confie le monument à la ville. Deux nouvelles plaques commémorant les victimes de la seconde guerre mondiale et de la guerre d'Algérie ont été fixées sur le socle de l'édicule et la clôture a disparu.