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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinePrésentation de la commune de Bélâbre
Présentation de la commune de Bélâbre






Référence de la notice
IA36002204
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
20 juin 2008
Date de dernière modification de la notice
13 mai 2020
Rédacteur de la notice
Rodon Estelle
Mentions légales
© Région Centre, Inventaire général ; © PNR Brenne
Désignation de l'édifice
Titre courant
Présentation de la commune de Bélâbre
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Indre (36) ; Bélâbre
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Parc Naturel Régional de la Brenne
Canton
Bélâbre
Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice
Anglin (l') ; Allemette (l') ; Gastevine (la) ; Puyrajoux ; Epeau (de l')
Historique de l'édifice
Description historique
Belle arbore 1327, Chastel de Belarbre 1373, De pulchra arbore 1648, bel arbre.£Le contour de Bélâbre a mis plusieurs siècles à se stabiliser : après la Révolution, Jauvard et Nesmes sont des communes indépendantes. En 1819, Nesmes est rattachée à Jovard, puis les deux communes sont rattachées à Bélâbre en 1822.£En 1835, les villages de Puyrajoux, les Gorciers, les Chirons, la Léobonnerie sont échangés contre le château de la Gâtevine, les Queues, les Raymonds, la Guillerande, la Merlasserie, le Petit Ajoux.£Après la famille Loubes de la Gâtevine, les de Pocquières, Bélâbre a longtemps été aux mains de la famille Lecoigneux, seigneur de Bélâbre : le Président Jacques Lecoigneux, a été le premier seigneur de Bélâbre, mort vers 1651 (président du Parlement de Paris). Il était également seigneur d'Oléron.£Un plateau entouré de fossés se trouvant à la limite de Ruffec et de Chalais passe pour être le lieu de sépulture des soldats protestants tués aux environs de Bélâbre pendant les guerres de religion.£Bélâbre montre un certain dynamisme à travers l'histoire : en 1789, on comptait quatre notaires, des artisans, des boutiquiers, un homme de loi (juge, huissier) , un maître en chirurgie, un Hôtel-Dieu, des écoles, des commerces de luxe, des auberges, des cabarets, des maison de jeux. En 1935, Anatole Ferrand, maire et conseiller général, décide de capter l'eau de la fontaine de La Bonne Dame et les habitants de Bélâbre ont le privilège assez rare à cette époque de disposer de l'eau courante. Il s'est construit des bâtiments tout au long des siècles, beaucoup de bâtiments ont été détruits ou très transformés. Ce dynamisme s'est poursuivi jusqu'à nos jours, où le développement pavillonnaire est important. £Il faut noter également l'importance des forges de la Gâtevine fondées en 1534 par Pierre III de Pocquières qui rapportèrent beaucoup à la commune.£Mais évidemment, Bélâbre reste dans l'histoire une commune agricole. Sur Bélâbre, au moins au 18e siècle, le métayage prévaut ou marchand-fermier : servent un loyer forfaitaire annuel et d'autre part, fait son affaire de confier le domaine à bail à un métayer, de veiller au bon entretien des bâtiments et des terres et de commercialiser la part des produits revenant au bailleur. Sur la rive gauche de l'Anglin et vers les Gorciers, en 1789, on trouve des petites propriétés très morcelées : 112 exploitations ont une superficie de 1 à 5 ha et 26 de 5 à 10 ha. Dans le reste de la localité : 15 propriétés ont une superficie de 10 à 20 ha, 12 de 25 à 50 ha, 20 de 50 à 100 ha. £En 1789, la métairie type du Bélâbrais a une valeur totale comprise dans une fourchette de 3000 à 9000 livres, la superficie des terres labourables va de 80 à 120 boisselées (entre 6 et 10 ha) : ce sont les métairies à 4 ou 6 boufs arables, les parcelles représentent 7 boisselées et le bétail est composé d'environ 12 bovins, une soixantaine de brebis et moutons, 6 à 20 cochons, parfois une jument et son poulain.