Manoir
Manoir
Centre-Val de Loire ; Indre (36) ; Chalais
Parc Naturel Régional de la Brenne
Bélâbre
Rocheblond
1833 C 583, 584 ; 2003 C 370
En écart
Anglin (l')
Moulin ; logement ; grange
15e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle
Le site de Rocheblond qui commande l'Anglin est mentionnée dès le 12e siècle. Il s'agissait d'un fief relevant de Château-Guillaume : en 1239, Audebert III de la Trémoille se dit seigneur de Château-Guillaume et de Rocheblond. En 1629, une partie de la seigneurie est aux mains de la famille de Jean Autor et en 1677, elle est adjugée par décret à Gabriel Lecoigneux, second marquis de Bélâbre. En 1685, l'autre partie est détenue par une famille protestante, les Loube de la Gâtevine. En émigrant ceux-ci permirent à Gabriel Lecoigneux de réunir la seigneurie. La construction du manoir actuel remonte au 15e siècle. Le moulin, même s'il a été transformé à la fin du 19e siècle a une base de construction contemporaine du manoir.
Moellon
Tuile plate ; ardoise
4 étages carrés
Toit à deux pans ; toit en pavillon ; pignon couvert ; croupe
Escalier dans-oeuvre : escalier en vis ; en maçonnerie
Le manoir est construit sur un affleurement rocheux en surplomb de la rivière Anglin. L'ancien mur d'enceinte a été découvert en dégageant le bâtiment de la végétation. Il s'agit d'un bâtiment quadrangulaire à quatre étages dont les angles sont cantonnés de contreforts circulaires. Les faces ouest et est présentent chacune une tour semi-circulaire abritant un escalier en vis. Les murs ont une épaisseur variable, autour de 1, 50 m. La majorité des ouvertures d'origine ont des linteaux et même parfois des encadrements entiers chanfreinés en creux. Une porte au rez-de-chaussée a un linteau en accolade qui est un réemploi. Une fenêtre à meneaux est également visible sur la façade nord-ouest. Certaines ouvertures ont aussi été percées au 19e siècle (avec encadrement en grès taillé) et au 20e siècle (encadrement béton). Couvert en tuile plate (couverture refaite récemment) , le toit a un angle de 60°. Les deux premiers niveaux ont été assez transformés, par contre les autres ont conservé certaines caractéristiques de l'époque de construction : cheminées, coussièges, petites ouvertures, porte avec clous et serrure en bois, volet intérieur avec vantaux. Deux peintures murales sont encore visibles : l'une représente deux personnages nobles et l'autre sainte Catherine d'Alexandrie avec ses attributs (roue et couronne). Cette dernière se trouve peut-être dans ce qui a été la chapelle. Les combles sont séparés par un mur de refend percé d'une porte à encadrement chanfreiné et corbeaux saillants arrondis. Le moulin, avec toit à croupes en ardoise, possède encore toute la machinerie, la roue à augets a été entièrement refaite ; il a même servi à la fin du 20e siècle à produire de l'électricité. Il reste également une bouche de four en tuileaux. Enfin, un bâtiment de plan carré avec toit en pavillon se trouve au niveau de ce qui devait être l'entrée ; en effet un arrachement à l'angle laisse supposer le départ d'un porche. Le linteau de la porte d'entrée est chanfreiné. A l'intérieur, une cheminée avec des armoiries.
Peinture
À étudier
Baie ; porte
Propriété d'une personne privée
2004
© Région Centre, Inventaire général ; © PNR Brenne
2004
Rodon Estelle ; Martin Pierre
Dossier individuel
Région Centre-Val de Loire - Service régional de l'Inventaire - 6 rue de la Manufacture 45000 Orléans – 02.38.70.25.06