Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinevillage
village






Référence de la notice
IA37001164
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
14 mars 2003
Date de dernière modification de la notice
13 mai 2020
Rédacteur de la notice
Bardisa Marie
Mentions légales
© Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
village
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
village
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Indre-et-Loire (37) ; Betz-le-Château
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Grand-Pressigny (Le)
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en village
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La toponymie (la Forge, les Terres Noires) atteste d'une activité paléosidérurgique sur la commune de Betz ; l'enceinte du village de Betz serait une enceinte de la Tène (550 à 552) ; la période celtique est représentée par l'oppidum de la Châtre ; le tumulus du village de Betz, installé sur un éperon naturel qu'un fossé profond sépare du plateau, date de la période antique ; Betz est le chef-lieu d'une Viguerie citée en 868 (charte de l'abbaye de Cormery) où l'on frappe la monnaie légendée Bacias Vicus ; deux nécropoles mérovingiennes sont attestées : l'une se trouve à l'emplacement de l'actuel cimetière, et l'autre au pré Arnault entre le château et la Brangeaudière ; la première forteresse médiévale est installée sur le tumulus antique du village, constituant ainsi une motte féodale ; quelques temps après, à une date indéterminée, (13e siècle ?) , les seigneurs de Betz s'installent au château de Betz ; le territoire de Betz était notamment partagé entre la seigneurie de Betz, la seigneurie de l'étang, et la collégiale de saint Martin de Tours ; la terre de Betz qui relevait des châteaux de Loches et de Reignac, appartint aux seigneurs de Betz jusqu'en 1503, date à laquelle elle passa aux Couhé de Lusignan ; elle fut ensuite réunie à d'autres domaines pour former le marquisat d'Eusèbe Jacques Chaspoux ; la collégiale de saint Martin possédait l'important bois des Clerais qui couvrait partie de la commune de Betz ; ces bois lui avaient été donnés par Charlemagne en 770 ; ils furent partiellement défrichés en 1580 pour restaurer l'église saint Martin qui venait d'être saccagée, la commune s'agrandit en 1826 avec la suppression de la commune de sainte-Julitte dont elle reçoit certains lieux-dits ; l'activité agricole (cultures céréalières et fourragères, et élevage le plus important du canton ; le Brignon actionne vers 1900 une vingtaine de moulins) progresse tout au long du 18e et du 19e siècle jusqu'en 1872, date à partir de laquelle on note une importante récession qui entraîne l'exode rural ; Betz devient Betz-le-Château en 1920 ; la population de Betz est de 206 Feux en 1686 ; 1687 ; elle décline légèrement en 1696 (186 Feux) , augmente en 1713 (202 Feux) et fléchit à nouveau en 1720 (190 Feux) ; en 1792, on compte 1048 habitants ; au 19e siècle, elle atteint un maximun en 1866 de 1417 habitants, puis décroît progressivement jusqu'en 1982 (857 habitants).