Description historique
On a trouvé, sur la commune de Saint-Flovier, du matériel de surface, datant du Paléolithique et du Néolithique, notamment 3 haches et un aiguisoir de l'âge du bronze ; la commune de Saint-Flovier résulte de la réunion, en 1830, d'une partie de la commune de sainte-Julitte et de la commune de Saint-Flovier ; le reste de la commune de sainte-Julitte est partagé entre les communes de La Celle-Guenand, Ferrière-Larçon et Betz-le-Château ; le premier seigneur de Saint-Flovier connu est Hugues de Saint-Flovier, cité en 1175 ; la terre passe ensuite aux Barons de Preuilly aux 13e et 14e siècles, puis à la famille d'Eschelles de la fin du 14e siècle jusque vers 1492, puis à la famille de Marafin au 16e, à celle de Thianges au 17e, aux Chaspoux de Verneuil qui, en 1746, réunissent les terres de Saint-Flovier et sainte-Julitte à d'autres terres pour former le marquisat de Verneuil ; de la fin du 18e siècle jusqu'en 1822, le propriétaire est le Marquis de Menou ; la châtellenie de Saint-Flovier relève de la baronnie de Preuilly, tout comme celle, voisine, du Roulet, possédée également par du Paléolar les seigneurs de Saint-Flovier ; le château du Roulet fut pris par les Anglais en 1359, et racheté par le maréchal de Boucicault en 1362 ; le vicus de sainte-Julitte est cité en 1090 ; la terre de sainte-Julitte relève de la baronnie de Preuilly ; elle appartient, vers 1320, à Godemar de Lignières, beau père de Jean le Méingre dit Boucicaut, et vers 1390 à Guy de Craon qui la lègue à la famille de Chourses ; elle passe ensuite aux familles de Champagne de Tuce, de Bueil, de Saint-Père, Le Roy, de Pointis et Chaspoux de Verneuil ; le bourg de sainte-Julitte qui n'est plus qu'un simple écart, possédait un château (amputé) , une église (détruite) et le grand logis des Grimaudières ; l'élevage constitue la ressource essentielle de la commune ; Saint -Flovier possède en outre un bon nombre d'entreprises artisanales et commerciales ; les populations de Saint-Flovier et de sainte-Julitte maintiennent une relative constance entre 1686 ; 1687 et 1720 : 136 et 134 Feux à Saint-Flovier, 39 et 32 Feux à sainte-Julitte du Paléol ; en 1795, on compte 795 Hts à Saint-Flovier et 150 à sainte-Julitte ; en 1820 on observe une forte croissance : 993 Hts et 180 Hts, qui progresse et atteint son maximum en 1846 avec 1386 Hts ; elle stationne jusqu'à la fin des années 1870 où elle entame un lent déclin jusqu'en 1982 (750 habitants)