Saline
Saline de Montaigu
Cave d'affinage
Saline de Montaigu
Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Lons-le-Saunier ; 48 chemin des Rochettes
Anciennement région de : Franche-Comté
Lons-le-Saunier centre
Lons-le-Saunier sud
Rochettes (chemin des) 48
1980 AY 29, 32, 33, 129
Isolé
Bureau ; aire de stockage du combustible ; atelier de conditionnement ; entrepôt industriel ; magasin industriel ; pièce de séchage ; chaufferie ; aire des déchets ; atelier de réparation ; cantine ; logement patronal ; logement ; garage ; poulailler
4e quart 19e siècle
Daté par source
Un décret du 4 juillet 1892 accorde à M. Cantenot une concession de 731 hectares pour la recherche de sel gemme. La même année, un arrêté préfectoral autorise l'établissement de la saline de Montaigu. Les puits de sondage sont établis sur la commune de Perrigny (AC 55, 66, 189, 225 à 230). Les bâtiments d'exploitation sont construits entre 1891 et 1892 sur la commune de Montaigu, territoire qui sera réuni vers 1963 à celui de Lons. Le puits n° 1 est mis en service et l'usine mise en roulement courant 1893. La production de sel passe de 1000 tonnes en 1893 à 2500 en 1895, 4442 en 1904, 2744 en 1919. Par suite d'avaries, cinq puits de sondage seront successivement forés en 1905, 1920, 1924-1925, 1932 et 1941. L'eau salée est pompée par moteur thermique ou électrique et envoyée par canalisation jusqu'à la saline située à 1, 5 km. En 1895, cette dernière alimente l'établissement thermal de la ville de Lons en eaux-mères (eaux résiduelles aux vertus thérapeutiques). Vers 1955, elle exploite cinq poêles rectangulaires chauffées au charbon à feu direct, équipées de ventilateur et produisant chacune 8 à 10 tonnes de sel gros et fin par cuite. Le sel est égoutté sur des bâtis en bois (servant également de couvercles) pendant 24 heures et transporté par wagonnets sur des tamis de séchage. Il est enfin mis en sacs de toile de 50 ou 100 kilos puis évacué par chemin de fer (embranchement ferroviaire particulier). En 1959, année de fermeture, la production atteint 7000 tonnes. Vers 1963, la société Grosjean achète les bâtiments, qu'elle utilise jusqu'en 1975 comme caves d'affinage. Le bâtiment de fabrication ou salle des poêles est détruit à cette époque. La cheminée est abattue en 1983. Outre les bâtiments d'exploitation, sur la commune de Lons, subsiste une maison de gardien des puits sur la commune de Perrigny (AC 189). 1 machine à vapeur (12 ch) et 1 poêle rectangulaire d'évaporation en 1893, 2 poêles à feu direct en 1900, 4 poêles dont 2 cylindriques mises enservice en 1902 et chauffées à la vapeur, 1 moteur électrique et 3 poêles à feu direct en 1919, 5 poêles (0, 50 x 30 x 8 mètres). 1 ouvrier en 1893, 15 en 1904, 21 en 1919, 31 en 1959.
Calcaire ; enduit ; moellon
Tuile mécanique ; ciment amiante en couverture
Rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; étage de comble
Shed ; toit à longs pans ; appentis ; pignon couvert
Énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée
Magasin industriel et quai de chargement sur le long pan nord : en rez-de-chaussée, moellons calcaires, enduit, toit à longs pans, tuiles mécaniques. Atelier de conditionnement, pièce de séchage et chaufferie : étage carré, moellons calcaires, enduit, sheds et appentis, tuiles mécaniques. Bureau et logement patronal : rez-de-chaussée surélevé, étage carré et étage de comble, baies en arc segmentaire et briques. Cantine, logement et atelier de réparation : moellons calcaires enduits, toit à longs pans en tuiles mécaniques. Entrepôt industriel : parpaings de béton et tuiles mécaniques.
Établissement industriel désaffecté ; mauvais état
Propriété privée
1996
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
1996
Favereaux Raphaël
Dossier individuel