Description historique
La commission des phares décide le 27 mai 1856 d'installer un nouveau feu entre le bassin d'Arcachon et l'embouchure de l'Adour pour compléter l'éclairage du golf de Gascogne. Le site de Contis est préféré à Mimizan du fait de sa position à égale distance entre Biarritz et Arcachon. Le projet est voté suivant le décret du 12 mai 1860 en même temps que les phares de Triagoz, Ouessant, pointe de Grave, la Coubre, Saint-Georges, le feu flottant de la tour de By, les deux phares d'Hourtin, le Grand Rouveau, Allistro en Corse pour un total de 1 871 000 F. Le coût de la construction de la tour est estimé à 160 000F.£Première adjudication le 2 octobre 1860 mais un seul soumissionnaire se présente avec un prix de 29% plus élevé que l'estimation de l'ingénieur.£2ème adjudication remportée par Bascaris (ou Barsacq) entrepreneur de Bidart pour 172 000F selon les plans de l'ingénieur Ritter et sous la direction de l'ingénieur Pairier.£Les travaux commencent difficilement. On exige qu'il y ait 10 tailleurs de pierre, 2O bouviers et 1O maçons avec des manoeuvres en nombre suffisant. La construction s'enlise. "Les difficultés des transports dans les sables mouvants des dunes prescrivaient de réduire autant que possible l'emploi des pierres de taille ; à défaut de briques, pour la fabrication desquelles on ne put réussir à créer une usine dans des conditions acceptables, on a employé des moellons ferrugineux du pays, revêtus tant à l'extérieur qu'à l'intérieur d'un enduit de mortier de ciment Portland". Les moellons sont donc des pierres ferrugineuses, la "garluche". La pierre de taille, la chaux et le ciment sont ramenés sur Contis par train de la gare de Rion.£L'entreprise fait faillite en mars 1863. Dominique Casting de Mèes prend le chantier en main. Un certain Dangournau de Dax apporte les fonds.£Pour creuser les fondation du phare, l'entrepreneur arrase la dune sur une hauteur de 11, 60 m au dessus du niveau de la mer. Le fut sera cylindrique avec un escalier en fonte à l'intérieur réalisé par la fonderie parisienne Rigollet. Les fenêtres seront en pierre de taille de Saint-Savinien et d'Angoulême. Les voûtes des chambres et des salles seront en brique. L'appareil optique a été réalisé par la maison parisienne Henry-Lepaute en 1833. C'est celui du phare de Biarritz que l'on a démonté et replacé sur la tour après échange. Il sera installé par les conducteurs Dénéchaux et Colin du service central. La lanterne fait 3, 50 m de diamètre et possède 16 côtés. Le corps de logis constitué par deux ailes en U est construit pour abriter les gardiens.£Coût : 283 681F£Monsieur PECASTAING est le premier gardien.£L'optique tournera pendant près de 100 ans sur ses galets. En 1917, les gardiens sont obligés de la pousser à la main tellement les chariots sont abîmes.£- 1928 : changement de l'optique, de la cuve et de la lanterne.£En 1873, un tremblement de terre perturbera le service des gardiens en faisant osciller fortement la tour.£- 1937 : le phare est peint avec sa vis d'Archimède noire par un artiste de St Julien en Born : Bellocq dit "Memoune".£- 21 août 1944 : les allemands font sauter la coupole du phare.£- 22 juin 1945 : feu provisoire.£octobre 1948 : travaux de restauration par Gabriel Brouste, entrepreneur de St-Julien-en-Born£Le phare sera rallumé en 1949 avec les mêmes caractéristiques.£- 1950 : construction du local technique.attenant à la base du phare et comprenant 4 pièces. Le local ceinture le soubassement.£- 1999 : Gilles Bodin dernier gardien quitte le phare.