Description historique
L'église Saint-Pierre du Montat aurait été fondée par Argambaud, ou Ragambaud, doyen du chapitre de Cahors, qui l'aurait donnée à l'église de Cahors en 950, avec tout ce qu'il possédait sur la terre de Vayrols (G. Lacoste, cité par P. de Fontenilles, op. cit., 1893, p. 237). En 1096, le pape confirme la donation de l'église Saint-Pierre au chapitre de la cathédrale par l'évêque Géraud de Gourdon (Ayma, op. cit.). Son architecture et son décor sculpté permettraient de dater l'édifice de la fin du 12e siècle. L'église paraît indissociable du château dont les bâtiments se développent au sud, et il semble qu'elle en ait constitué le donjon : la documentation ne permet pas cependant, en l'état actuel de nos connaissances, de confirmer l'ancienneté du lien entre les deux édifices, mais en 1652, tous deux relèvent du chapitre de la cathédrale (Paul de Fontenilles, op. cit.).£Une première surélévation a été opérée sur la travée occidentale de la nef ; la jonction de cette première surélévation avec la tour de la travée d'avant-choeur a été réalisée dans un second temps. L'ensemble de ces dispositifs défensifs a été mis en place au Moyen Age, les phases les plus récentes pouvant être attribuées au 14e siècle. Lors de la prise du Montat par les Anglais en 1356, puis par d'autres seigneurs, l'église aurait été en partie détruite (Clary, 1986), ce qui est infirmé par l'édifice qui nous a été conservé. Pour la même raison, la réfection de la charpente imposée aux nouveaux tenanciers par le chapitre de Cahors en 1444 (Lartigaut, op. cit.) ne doit être considérée que comme une simple réparation de l'église.£Désignée sous le vocable de Saint-Pierre dans les actes anciens, l'église prend ensuite celui de Saint-Barthélemy (Clary, 1986) (avant le 17e siècle ?). Un projet d'agrandissement présenté en 1850 par l'architecte Joseph Pinochet (V. Rousset, op. cit.) n'a pas été réalisé, mais a été repris dans ses grandes lignes. Deux bas-côtés de deux travées sont alors ajoutés en ouvrant les murs de la nef et de la travée d'avant-choeur, entraînant la destruction de l'escalier en vis, peut-être d'origine, qui donnait accès au clocher ; le portail disposé au sud est muré et un nouveau portail est ouvert dans la façade occidentale désormais surmontée d'un petit clocher carré. Le décor peint de l'abside est du 19e siècle.