Matériaux du gros-œuvre
calcaire ; pierre de taille ; moellon
Matériaux de la couverture
tuile plate ; tuile creuse ; ardoise
Typologie de plan
plan allongé
Description de l'élévation intérieure
1 vaisseau
Typologie du couvrement
voûte d'ogives
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; toit à un pan ; pignon découvert ; croupe polygonale
Commentaire descriptif de l'édifice
L'église bordait le côté nord de l'aire du cloître. La moitié occidentale a été laissée en ruines lors de la restauration des bâtiments au 17e siècle, l'église conventuelle étant réduite au chevet et à une travée et demie de la nef, qui en comportait quatre ou cinq à l'origine. L'élévation nord de la nef est rythmée par des contreforts à ressaut qui conduiraient à restituer des travées carrées, mais l'absence de toute trace de voûtement ne peut permettre de restituer qu'un berceau continu ou une charpente éventuellement lambrissée. Les fenêtres sont en lancettes, à double ébrasement et sans réseau. Une porte, dont ne subsiste que la partie est, ouvrait sur le cloître. Le portail disposé au nord est à voussures multiples, au tracé brisé, qui font alterner cavets et tores interrompus par des chapiteaux-frises.£Le chevet se compose d'une travée droite sur laquelle ouvrent deux chapelles symétriques et d'une abside pentagonale. Le collage de la maçonnerie du chevet sur celle de la nef est évident dans l'élévation de la chapelle nord, qui s'appuie sur quelques pierres d'un contrefort laissées en liaison. L'ensemble est voûté d'ogives à tores à listel. Les deux enfeus architecturés, à réseau, gâbles et pinacles, ménagés dans les élévations latérales de l'abside semblent bien être à leurs emplacements d'origine. Le gisant du chevalier, côté nord, serait donc celui d'Hugues de Cardaillac-Brengues, sa femme Bernarde de Trian reposant dans l'enfeu sud. Les formes et le décor sculpté s'accordent avec ceux de l'architecture du choeur.£Le tombeau de l'évêque Aymeric d'Hébrard se trouve actuellement dans un enfeu du mur sud de la nef. Les départs d'arcs en retour sur les côtés laissent penser que le tombeau était initialement un monument isolé, peut-être placé dans le choeur.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture
Indexation iconographique
ornement végétal ; armoiries ; tête humaine
Description de l'iconographie
Les chapiteaux-frises du portail nord sont sculptés de feuillages naturalistes (lierre et marronnier), l'un des chapiteaux du tombeau d'Aymeric d'Hébrard porte des palmes verticales à rang de perles ; les chapiteaux du choeur et ceux des deux enfeus qui s'y trouvent sont à groupes de petites feuilles boursouflées. Les culots des chapelles du choeur portent des têtes humaines, la clef de voûte de l'abside une tête d'évêque.£Armoiries d'Hugues de Cardaillac (?) sur l'écu du gisant du chevalier : de (...) à la bande de (...), à la bordure denticulée de (...) ; sur la clef de voûte de la travée droite du choeur, les mêmes mais la bande chargée d'un lion de (...). Armoiries des Gourdon-Ginouillac sur le mur de fermeture de l'église : parti au 1 (d'azur) à trois étoiles (d'or) en pal, au 2 (d'or) à trois bandes de (gueules).
Date de l'enquête ou du récolement
2006