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    POP | Plateforme ouverte du patrimoineéglise paroissiale Saint-Maur

    église paroissiale Saint-Maur

    Notice merimee IA46101381
    Logo
    Référence de la notice
    IA46101381
    Nom de la base
    Patrimoine architectural (Mérimée)
    Producteur
    Inventaire
    Date de création de la notice
    24 décembre 2018
    Date de dernière modification de la notice
    19 janvier 2022
    Rédacteur de la notice
    Séraphin Gilles ; Scellès Maurice ; Pêcheur Anne-Marie
    Mentions légales
    (c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot

    Désignation de l'édifice

    Titre courant
    église paroissiale Saint-Maur
    Producteur
    Inventaire
    Dénomination de l'édifice
    église paroissiale
    Vocable, pour les édifices cultuels
    Saint-Maur

    Localisation au moment de la protection ou de l'étude

    Localisation
    Occitanie ; 46 ; Martel
    Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
    Lot
    Canton
    Martel
    Références cadastrales
    2011 BC 400
    Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
    en ville

    Historique de l'édifice

    Siècle de campagne principale de construction
    milieu 12e siècle
    Auteur de l'édifice
    Jaufre J. (maître de l'oeuvre) ; Rauli Jean (maître de l'oeuvre) ; Jauffre Etienne (maître de l'oeuvre) ; Jauffre Guillaume (maître de l'oeuvre) ; Petit Jehan M. (tailleur de pierre) ; Rigo M. (maître maçon) ; Puech Ferran Jean (maître de l'oeuvre)
    Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
    attribution par source
    Description historique
    Notre connaissance de l'église Saint-Maur a été largement renouvelée en 1993 par Marie-Pasquine Subes-Picot, qui lui a consacré une importante étude tout en rappelant que l'analyse archéologique de l'édifice restait à faire.£Les origines de Saint-Maur se trouveraient peut-être dans un établissement bénédictin, ce que laisse penser son vocable et que semble confirmer le fait que la cure ait été à la collation du doyen puis de l'abbé de Souillac. Elle est mentionnée comme église paroissiale au milieu du 13e siècle, se substituant à l'église Sainte-Marie-Madeleine qui se trouvait, semble-t-il, au milieu de cimetière, non loin de Saint-Maur (Clary, 1986). Du premier édifice ne subsistent que les élévations orientales des bras du transept et le portail occidental, que la sculpture de son tympan situe vers 1150.£La reconstruction qui est engagée au début du 14e siècle est due, comme à Gourdon, à l'initiative des consuls. Envisagés dès 1303, les travaux ne débutent qu'après la venue du maître d'oeuvre J. Jaufre, en mai 1314. Trois autres maîtres sont nommés en 1323 : Jean Rauli de Brive, Etienne Jauffre de Figeac et son frère Guillaume. Avec peut-être une interruption entre 1333 et 1338, le chantier se poursuit jusqu'en 1345, alors que commence la guerre de Cent ans et que l'on se préoccupe de renforcer les défenses de la ville. Les travaux ont en effet porté sur le chevet, partie intégrante de la première enceinte.£Vers 1480, soit quelque trente ans après la fin de la guerre de Cent ans, l'église Saint-Maur est dite "ruynée par l'usure du temps et réduite en semblance d'une grange". L'ampleur des travaux réalisés de 1493 à 1518 confirme le mauvais état de l'église. Les murs du chevet et des bras de transept sont surélevés et les voûtes sont achevées ou reconstruites ; quant à la nef et ses chapelles latérales, elles semblent appartenir entièrement à cette campagne de travaux, qui s'accompagne de la pose de vitraux et de la réalisation de décors peints.£La seconde étape des travaux du 16e siècle concerne la reconstruction du clocher, qui est confiée en 1521 à M. Petit Jehan, peyrier de Sarlat, et à M. Rigo, maître maçon. Dès le mois de mai 1522, la pierre de taille venant à manquer, il est décidé de poursuivre en moellon, sauf pour les contreforts. Un nouveau prix-fait est établi en 1523, et c'est Jean Puech Ferran qui dirige la construction des niveaux supérieurs du clocher qu'il fait visiter en 1525 au maître qui a bâti l'église Saint-Martin de Souillac. Plusieurs projets sont encore étudiés pour le lanternon, dont un présenté par Esclacha, maçon de Sarlat, mais le clocher restera finalement inachevé.£Au tout début du 20e siècle, en 1902, l'architecte de Bergerac L. Jammet présente un projet de restauration qui est sévèrement critiqué par le comité des inspecteurs des édifices diocésains et paroissiaux et qui n'est de ce fait pas réalisé. Après le classement de l'église en 1906, c'est l'architecte Chaine qui engage en 1909 la première campagne de travaux placée sous le contrôle du service des Monuments historiques.

    Description de l'édifice

    Matériaux du gros-œuvre
    calcaire ; pierre de taille ; moellon
    Matériaux de la couverture
    tuile plate ; ardoise
    Typologie de plan
    plan en croix latine
    Description de l'élévation intérieure
    1 vaisseau
    Typologie du couvrement
    voûte d'ogives
    Typologie de la couverture
    toit à longs pans ; pignon découvert
    Commentaire descriptif de l'édifice
    L'église se trouve à l'extrémité orientale du premier noyau de la ville, en bordure de la Grand-rue. Une partie de son chevet est bâtie sur le tracé de l'enceinte, ce qui explique la plus grande épaisseur des murs à cet endroit, ainsi que la présence de guettes au sommet des contreforts rayonnants et la bretèche qui protège la grande baie d'axe. La pierre de taille permet de reconnaître ce qui subsiste des constructions de la première moitié du 14e siècle, alors que les surélévations des années 1493-1518 sont en moellon.£Vue depuis la Grand-rue, à l'ouest, l'église se signale d'abord par sa tour-clocher que les consuls semblent avoir voulu comme un donjon, et dont l'emplacement et la forme évoquent plusieurs clochers-porches à peu près contemporains mais surtout celui de Saint-Martin de Souillac avec ses très épais contreforts diagonaux. Le porche précède le portail roman qui est resté l'entrée principale de l'église. L'édifice s'inscrit dans la tradition du gothique méridional, avec une vaste nef unique bordée de chapelles prises entre les contreforts, qui pouvait permettre aux consuls de réunir des assemblées nombreuses. L'église est entièrement voûtée d'ogives, à liernes et clefs multiples pour les trois travées de la nef et les deux travées de la croisée et du choeur qui forment un seul volume. Seule la sacristie, ancienne chapelle Saint-Jacques, a conservé sa croisée d'ogives du début du 14e siècle, dont les nervures retombent par l'intermédiaire de chapiteaux seulement moulurés sur des colonnettes tronquées à culots.
    Technique du décor porté de l'édifice
    sculpture
    Indexation iconographique
    tête humaine ; armoiries ; Résurrection des morts
    Description de l'iconographie
    Le tympan roman représente la Résurrection des morts. Au-dessus d'un linteau parcouru d'un rinceau à grosses fleurs épanouies et fruits grenus auquel se mêlent des oiseaux, le Christ trônant et montrant ses plaies est entouré de deux anges présentant les instruments de la Passion. Au son des trompettes de deux autres anges, les ressuscités sortent de leurs tombeaux. L'iconographie et le style situent le tympan de Martel à la confluence de l'art roman du Sud-Ouest et du premier art gothique.£Les culots de la sacristie sont sculptés de têtes humaines.£Armoiries de Martel aux clefs de voûte du faux-transept : de (gueules) à trois marteaux (d'or).
    Date de l'enquête ou du récolement
    2006

    Statut juridique, intérêt, protection et label

    Date et niveau de protection de l'édifice
    1906/07/26 : classé MH

    Statut juridique

    Statut juridique du propriétaire
    propriété de la commune

    Références documentaires

    Cadre de l'étude
    enquête thématique départementale (inventaire préliminaire des églises médiévales)
    Typologie du dossier
    dossier individuel
    Date de rédaction de la notice
    2011
    Mentions légales
    (c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot

    Sources complémentaires

    Adresse de conservation et consultation du dossier
    Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines£22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47
    Logo
    Référence de la notice
    IA46101381
    Nom de la base
    Patrimoine architectural (Mérimée)
    Producteur
    Inventaire
    Date de création de la notice
    24 décembre 2018
    Date de dernière modification de la notice
    19 janvier 2022
    Rédacteur de la notice
    Séraphin Gilles ; Scellès Maurice ; Pêcheur Anne-Marie
    Mentions légales
    (c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
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