Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinevillage : castrum
village : castrum


Référence de la notice
IA46101438
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
24 décembre 2018
Date de dernière modification de la notice
19 janvier 2022
Rédacteur de la notice
Séraphin Gilles ; Scellès Maurice
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
Désignation de l'édifice
Titre courant
village : castrum
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
village
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; 46 ; Capdenac
Précision sur la localisation
anciennement commune de : Capdenac-le-Haut
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Lot
Canton
Figeac-ouest
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en village
Historique de l'édifice
Description historique
Le castrum médiéval de Capdenac a succédé à un oppidum qui a connu une importante occupation protohistorique puis antique, qui s'est prolongée pendant le haut Moyen Age. Il apparaît dans la Vita de saint Géraud d'Aurillac (vers 855 - vers 918), à l'occasion d'une guérison miraculeuse. En 1095, les seigneurs de Capdenac font partie des "avoués-défenseurs" de l'abbaye de Figeac qui sont excommuniés par le pape Urbain II. En 1180, pour s'opposer à l'avancée des troupes du roi d'Aragon, le comte de Toulouse campe devant le castrum de Capdenac : on compte parmi nobles engagés à ses côtés un Adhémard de Capdenac et un Bertrand de Balaguier, qui appartiennent sans doute à des familles qui se partagent la seigneurie. De fait, les coseigneurs semblent relativement nombreux : lors de l'hommage à Simon de Montfort en 1214, ils sont mentionnés collectivement, et ce ne sont pas moins de quinze coseigneurs qui figurent sur la charte des coutumes octroyées en 1291, dont quatre Balaguier et cinq Capdenac. Le castrum reste partagé entre une multitude de coseigneurs jusqu'à la Révolution. D'abord aux comtes de Toulouse, la suzeraineté passe aux rois de France qui confirment à plusieurs reprises les privilèges des habitants de Capdenac au cours du 14e siècle, mais la place forte est placée sous l'autorité des comtes d'Armagnac devenu comte de Rodez en 1302, qui la conservent jusqu'en 1518, où elle est vendue à Galiot de Genouillac, seigneur d'Assier. Devenue citadelle protestante, elle fait partie des places de sûreté accordées aux Réformés par l'Edit de Nantes.£En 1214, Simon de Montfort n'avait pas exigé la démolition des fortifications de Capdenac, qui demeure une place forte stratégique à la frontière entre Quercy et Rouergue. Pendant la guerre de Cent ans, la forteresse n'est jamais prise par les Anglais, alors que la garnison qu'y tenait Dorde de Lentillac en 1352 se composait de dix cavaliers, huit lanciers et douze arbalétriers. Les coseigneurs ne possédaient pas de châteaux à l'intérieur de la place dont la protection était assurée par les fortifications du castrum, dont l'entretien incombait aux coseigneurs et aux consuls.£Le vestige le plus ancien de l'enceinte pourrait être la base d'une tour datable du 12e ou du 13e siècle, l'essentiel des parties médiévales des fortifications appartenant au 13e siècle, ou au début du 14e siècle, en particulier pour la tour de Modon dont on sait cependant qu'elle a fait l'objet de travaux de réparation en 1394 (N. Bru, 1998, p. 164).£Par rapport à d'autres ensembles comparables, Capdenac ne conserve que peu de vestiges de maisons des 12e-14e siècles (moins de 20), qui sont principalement répartis près de la porte Vigane, au sud, et en bordure de la place Lucter et de la rue du Mirail, au nord. L'enquête a cependant été partielle puisqu'elle n'a pris en compte que les vestiges visibles depuis la rue : elle pourrait être complétée par l'examen des murs mitoyens et des murs arrière ainsi que des caves. Ont également été repérés 12 bâtiments, complets ou à l'état de vestiges, datables des 15e et 16e siècles.