Description historique
Avec la construction de la Grande Levée d'Anjou, qui permit l'exploitation des basses terres de la Vallée, le nombre des habitants y augmenta rapidement. Ces terres faisant partie de la paroisse de Saint-Eusèbe de Gennes, située sur la rive gauche de la Loire, par temps de crue il était difficile pour les habitants de se rendre à l'église paroissiale. Dans un premier temps, Jean Giffard, fit construire pour eux une chapelle qui prit le nom de la Bonne Dame du Rosier, ou chapelle du Patoil. Celle-ci étant devenue rapidement trop exigüe, en 1267, l'évêque d'Angers, Michel de Villoyseau, créa la nouvelle paroisse des Rosiers ; en même temps il en concéda les dîmes et les novales au chapitre de la cathédrale Saint-Maurice, à charge pour lui de construire un sanctuaire plus vaste. En 1267, la nouvelle église Notre-Dame était construite et Nicolas Gellent, nouvel évêque d'Angers, demanda aux habitants d'assister désormais aux offices dans celle-ci. L'édifice primitif formait un long rectangle de quarante mètres sur dix ; les deux chapelles latérales, nord et sud, formant transept, et la petite sacristie sud-est furent construites au cours du 15e siècle. Au cours de la première moitié du 16e siècle, le clocher fut élevé sur le mur nord de la nef, en deux campagnes : la première, vers 1520, probablement juqsqu'au bandeau situé au-dessus des deux premières fenêtres, la seconde, pour la partie haute, en 1538 (date portée). Il est traditionnellement attribué, sans preuve, à l'architecte angevin Jean Delespine. En 1811, l'organisation interne de l'église fut modifiée : le grand autel fut avancé vers la nef, les autels latéraux des chapelles nord et sud furent détruits et remplacés, le sol du sanctuaire fut surélevé et le choeur fut garni de stalles. Tous ces travaux avaient été attribués aux enchères à Pierre Jean Coucher, entrepreneur de Brézé. Le projet initial, prévoyant la création d'un sanctuaire demi-circulaire, par l'édification de deux murs en arc de cercle, de part et d'autre de la fenêtre axiale, ne fut pas éxécuté. Le choeur rectangulaire fut conservé. Au cours du même siècle, une seconde sacristie fut élevée dans l'angle nord-est formé par le choeur et la chapelle nord, tandis qu'un petit bâtiment, formant porche ?, était construit entre la chapelle nord et le clocher. En 1869 la charpente de la nef fut reprise et le beffroi du clocher renforcé pour recevoir trois cloches. En 1909, une porte fut ouverte dans le mur occidental de la nef.