Description historique
Le village de Loiré occupe probablement l'emplacement de la villa de Lauriacus mentionnée en 843. Une dépression de terrain située au sud-est du village occupée autrefois semble-t-il par un bras d'eau en communication avec l'Argos, indique peut-être une défense aquatique médiévale ou des excavations anciennes que semble confirmer la toponymie (la Perrière, sur cadastre de 1832). Le chef-lieu féodal ne se trouvait pas au village, mais à la Motte-Cesbron dès au moins le 14e siècle, puis au château du Gué à partir du 17e siècle, le tout relevant féodalement de la baronnie de Candé. Cependant, des anomalies cadastrales telles des parcelles étroites et courbes ou des fossés encore en eau, notables sur le cadastre de 1832 à côté de l'ancienne métairie du Bourg, indiquent peut-être un établissement seigneurial ancien ? L'agglomération se regroupe autour de l'église paroissiale, reconstruite de 1862 à 1868. L'exiguïté de l'espace réservé au cimetière primitif, entre le noyau dense du village, la cure et le château des Noyers, explique qu'il ait dû être transféré à son emplacement actuel, vers nord-est, dès au moins le 17e siècle. Une chapelle funéraire y fut élevée en 1709. Exceptée une maison qui présente un gros-oeuvre du 15e siècle, les autres maisons du village ont été remaniées ou construites au 19e siècle. À la même époque, sont reconstruits le Château des Noyers (1845-1847) , la mairie-école de garçons (1845-1850) , et le presbytère (1843) , à nouveau transformé en 1912 et 1930 (Ernest Bricard, architecte). L'école de filles avait été installée en 1872 dans des locaux donnée à la commune par Clovis-Louis Brillet de Candé en 1871 (actuellement rue des Camélias, Cad. 1978 AI 378). Une autre école, privée, est construite avant la fin du siècle, côté ouest de la rue des Marronniers (1978 AI 10). Un monument aux morts est élevé dans le cimetière en 1923.