Fabrique de jardin
Le Trèfle
Fabrique de jardin : le Trèfle
Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Lunéville ; place de la 2e Division de Cavalerie ; rue de Lorraine ; quai des Petits Bosquets ; avenue de Lattre de Tassigny
Anciennement région de : Lorraine
Lunéville centre
Lunéville-Nord
2e Division de Cavalerie (place de la) ; Lorraine (rue de) ; Petits Bosquets (quai des) ; Lattre de Tassigny (avenue de)
En ville
Ensemble de 5 fabriques de jardin appelés Salon de la Pêcherie, Comédie Champêtre, Pavillon de la Cascade, Kiosque, Trèfle
IA54002214
2e quart 18e siècle
1739
Daté par travaux historiques
Attribution par source
Leszczynski Stanislas, duc de Lorraine (commanditaire)
Le Trèfle se situait dans la partie méridionale du jardin appelé les Bas ou Nouveaux Bosquets, à l'extrémité d'une branche du grand canal. Il fut construit en 1739 par l'architecte Emmanuel Héré (1705-1763) pour Stanislas Leszczinsky. Cette fabrique doit son nom à son plan tréflé. Dès sa construction, il fut donné par Stanislas au grand Maître de la Maison du Roi, le duc François-Maxumilien Ossolinski, puis au Prince de Beauvau. En 1766, lors de la succession de Stanislas, il fut vendu au profit de Jean-François Liébaut, puis, en 1772, au marquis de Castres, commandant de la Gendarmerie qui occupe le château. Il servit ensuite de pavillon de plaisance aux commandants de la Gendarmerie. En 1794, il est vendu comme bien national puis détruit, sans que l'on connaisse précisément la date de sa disparition. Ce petit bâtiment reflète l'intérêt de Stanislas pour l'architecture orientale et plus généralement l'engouement pour l'exotisme et l'art chinois qui se développe en Europe à la fin du 18e siècle. Toutefois, le Trèfle y apparaît comme très précoce, en avance d'une trentaine d'années sur les premières apparitions de cette mode dans les jardins anglo-chinois (à titre d'exemple, la pagode de Chanteloup n'est construite qu'en 1775-1778). Il est probable qu'il servit de modèle au pavillon du Teehaus (la "maison de thé") construit dans le parc de Sans-Souci à Potsdam (Brandebourg, Allemagne) entre 1755 et 1764.
Bois
Plan tréflé
Appentis ; toit conique
Escalier hors-oeuvre : escalier droit ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant
Bâtiment en bois de plan tréflé dont les parties concaves étaient accostées chacune par une entrée précédée d'un escalier droit abrité par un porche sur poteaux. L'espace central intérieur est occupé par un salon circulaire de 7 mètres de diamètre, entouré, dans 2 des lobes, d'une chambre à coucher avec alcôve, et, dans le 3e lobe, d'une salle de bains et d'une garde-robe ; tout autour, se développe une galerie intérieure. L'ensemble est orné de lambris. Le rez-de-chaussée est surmonté d'un toit en appentis ondulé. L'ensemble est orné de lambris, d'estampes chinoises, de papiers peints richement décorés de motifs géométriques ou floraux. L'étage consiste en un belvédère de plan centré, surmonté d'un toit conique très pointu, retroussé et ondulé.
Menuiserie ; peinture ; papier peint
Détruit
2005
© Région Lorraine - Inventaire général
2005
Tronquart Martine
Sous-dossier
Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63