Château ; jardin
Château et jardin Stanislas ; château des Lumières
Immeuble de bureau ; musée ; parc public ; théâtre
Château et jardin Stanislas actuellement château des Lumières et parc des Bosquets
Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Lunéville ; place de la 2e Division de Cavalerie ; rue de Lorraine ; quai des Petits Bosquets ; avenue de Lattre de Tassigny
Anciennement région de : Lorraine
Lunéville centre
Lunéville-Nord
2e Division de Cavalerie (place de la) ; Lorraine (rue de) ; Petits Bosquets (quai des) ; Lattre de Tassigny (avenue de)
1818 H2 480, 482 à 486 ; 1988 AP 28 à 34, AR non cadastré ; 2012 AP 30, 388, 389, 390, 397, 398, AR 89 à 93, 96
En ville
Vezouze (la)
Garenne
1er quart 17e siècle ; 1er quart 18e siècle ; 2e quart 18e siècle ; 3e quart 18e siècle ; 1er quart 20e siècle
1703
Daté par travaux historiques ; daté par source
Attribution par source
Henri II de Lorraine, duc de (commanditaire) ; Léopold I de Lorraine, duc de (commanditaire) ; Elisabeth-Charlotte de Lorraine, duchesse de (commanditaire) ; Leszczynski Stanislas, duc de Lorraine (commanditaire)
Le château a été construit dans le 1er quart du 18e siècle pour le duc Léopold de Lorraine (règne : 1698-1729) à l'emplacement du château édifié un siècle plus tôt pour le duc Henri II. Le chantier qui démarre en 1703 sous la responsabilité de l'architecte Pierre Bourdict (1662- ?), est rapidement pris en charge par l'architecte parisien Germain Boffrand (1667-1754). Ce château s'insère alors dans un vaste domaine comprenant un jardin nommé Les Bosquets dès sa création à partir de 1708, ainsi qu'une orangerie (disparue IA54003357), un jardin d'utilité (disparu IA54003358), et une résidence dite le Petit-Château ou la Favorite construite dans les années 1725 pour un fils de Léopold, le prince Charles-Alexandre (IA00121619). Le jardin se prolonge à l'Est par un espace réservé à la chasse (aujourd'hui en partie loti), les garennes, délimité par un fossé. Un plan réalisé entre 1731 et 1733 (AD 54 3 F 249 n° 17) restitue l'emprise du domaine à la fin du règne de Léopold. Durant le 2e quart du 18e siècle, le château est modifié par l'architecte Jean-Nicolas Jennesson (1686-1755) et un théâtre appelé salle de comédie (IA54002222) est construit pour la duchesse régente Elisabeth-Charlotte. La deuxième grande période pour l'histoire du domaine est celle du règne de Stanislas Lesczczynski (1736-1766) dont l'apport essentiel se situe dans le jardin qu'il agrandit du côté Nord avec l'aménagement des Bas Bosquets entre le canal et la Vezouze et la construction de résidences annexes (disparues, IA54003359, IA54003360) pour deux de ses favoris : le baron Emmanuel Héré de Corny, son architecte, et le duc François-Maximilien d'Ossolinski, grand-maître de la cour. Par ailleurs, il parsème le jardin de constructions et de fabriques originales (toutes disparues) tout en gardant la composition générale du jardin créé par son prédécesseur. De plus, Stanislas fait construire un pavillon de plaisance dans l'axe du jardin, à environ 3 kilomètres, le château ou Salon de Chanteheux (IA54002225). Après le rattachement de la Lorraine à la France, en 1766, le château et le jardin sont occupés durant tout le 19e siècle par des régiments de cavalerie. Durant le 1e quart du 20e siècle, le théâtre du château dit salle de comédie devenu théâtre municipal est entièrement reconstruit. Durant tout le 20e siècle, le château est occupé par l'armée, le musée municipal et des services administratifs, le jardin devenu municipal est ouvert au public. Depuis 2000, la propriété de l'ensemble est partagée entre le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et le Ministère de la Défense. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, la partie Sud-Est du château comprenant les anciens appartements ducaux et la chapelle, est détruite par un incendie. Un projet de restauration globale est entrepris. Les travaux, sous la direction de l'ACMH Pierre-Yves Caillault, commencent en 2005 par la pose d'une grille entre la cour et l'avant-cour (l'ancienne grille ayant disparue au début du 19e siècle), la restauration du vestibule (corps A) et de l'escalier d'honneur (corps C). Ils se poursuivent en 2007 et 2008 par la chapelle, les charpentes, toitures et façades des corps de bâtiment sinistrés, puis en 2009 et 2010 par la restitution des décors intérieurs, l'aménagement de la salle des gardes (0 A1), de la salle de la Livrée (0 H3) et des sous-sols. En 2016, la restauration des anciens appartements ducaux se poursuit.
Construit sur la rive gauche de la Vezouze, l'ensemble se compose du château (château-fort puis château Stanislas actuellement château des Lumières IA54002625), du jardin (jardin du château Stanislas dit les Bosquets IA54002213), du théâtre (théâtre dit salle de comédie puis théâtre municipal dit La Méridienne IA54002222). Le terrain présente une dénivellation d'Est en Ouest, la pente atteignant presque 7 mètres entre la grille fermant l'avant-cour et le corps central appelé localement "donjon". Le château comprend 3 ensembles de bâtiments. Le premier ensemble compte 2 bâtiments fermant l'avant-cour (F,G) derrière une grille portée sur un mur-bahut. Le deuxième ensemble est disposé en U autour de la cour d'honneur délimitée par une grille, il compte un corps central (A), 2 ailes en retour (B, C) prolongées par 2 corps (D, E), le corps central faisant fonction de corps de passage entre cour et jardin et de vestibule pour les corps latéraux. Le troisième ensemble contient les anciens appartements ducaux ; ouvert sur la place Stanislas, il comprend un long corps principal (H) dont la partie Ouest est occupée par la chapelle et deux ailes en retour (I/J, K) reliées par un corps transversal (L). Le théâtre s'élève depuis l'origine au Sud-Est du château, dans le prolongement des anciens appartements ducaux. Le corps central s'ouvre à l'Est sur une terrasse qui donne accès au jardin, terrasse et jardin surplombent au Nord un canal, le canal des Petits Bosquets, dérivé de la Vezouze. D'une superficie d'environ 21 hectares, le jardin se compose d'un important couvert (environ 70% de la superficie) et d'un jardin régulier.
1901/02/07 : classé MH partiellement ; 1929/06/25 : classé MH partiellement ; 1992/12/29 : inscrit MH partiellement ; 1998/03/23 : classé MH
Château (excepté le théâtre) et jardin classés MH en totalité depuis le 23 mars 1998 ; avaient été classés : en 1901, la chapelle, en totalité ; en 1929 : les façades et les toitures du château, le rez-de-chaussée du bâtiment B, la cheminée de la pièce 17 du bâtiment F et le trumeau de cheminée de la pièce 18 de ce même bâtiment, la grille fermant la cour d'honneur sur la place du Château et la partie à gauche faisant suite sur la rue Chanzy avec l'abreuvoir situé à l'angle de ces deux grilles ; le parc du château avaient été inscrits en 1992, en totalité, les intérieurs ainsi que les sols des cours du château
Arrêté
Château,jardin
IM54002642 ; IM54009023
À signaler
Propriété du département,propriété de l'Etat
Propriété de l'Etat : propriété du ministère de la défense
Ouvert en partie
1990
© Région Lorraine - Inventaire général
2005
Tronquart Martine
Dossier avec sous-dossier
Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63