Description historique
Château construit dans le 1er quart du 18e siècle, probablement en remplacement d'un édifice plus ancien, pour la famille de Cueullet, famille au service des ducs de Lorraine, propriétaire du château à partir de 1580, date à laquelle Jacquemin de Cueullet, gruyer de Nancy achète le domaine dit le Saulvoix ou Sauvoy. Durant les 17e et 18e siècles, il demeure la propriété de la famille de Cueullet. Dans le 1er quart du 18e siècle, il est occupé notamment par Jean-Baptiste Hyacinthe de Cueullet, comte de Bey (bailliage de Vic, département actuel : 57) , seigneur de Saffais et Ferrières (bailliage de Rozières, département actuel : 54) ; c'est un édifice de plan carré entouré de fossés (encore visibles sur le cadastre de 1809) , précédé dune « avenue plantée de tilleuls et charmilles, avec une grande cour », et dune chapelle que Jean-Baptiste Hyacinthe de Cueullet fait reconstruire en 1729. A partir de 1779, date de vente du domaine par la famille de Cueullet, divers propriétaires vont se succéder au cours du 19e siècle, dont le baron de Landoville (de 1819 à 1843) et Sybille-Aimée-Marie-Gabrielle Riquetti de Mirabeau, comtesse de Martel (1849-1932) connue comme écrivain sous le pseudonyme Gyp, qui fait graver, entre 1877 et 1880, les armoiries de son époux, le comte de Martel, sur le fronton, dont l'ensemble de la sculpture (notamment les 2 lions assis) pourrait dater de cette période. A partir de 1920 le château est acheté, ainsi que l'ensemble du domaine, par l'évêché de Nancy-Toul pour être transformé en foyer de jeunes ouvriers. L'étage sert alors de chapelle (chapelle n°1 IA54002650). En 1933, un incendie détruit en grande partie le bâtiment, il est restauré (charpente : métal et béton) et agrandi dun corps en retour sur la façade postérieure par l'architecte Jules Criqui (1883-1951) ; la chapelle est entièrement refaite (chapelle n°2 IA54002650) , ornée de verrières qui ont toutes disparues (à une date indéterminée, peut-être durant la seconde guerre mondiale d'après source orale) et dont l'iconographie encensait le travail ouvrier. Lensemble du décor intérieur et des lambris conservés furent remontés dans une pièce du rez-de-chaussée dite salon jaune (étudiés dans la base Palissy). Dans la seconde moitié du 20e siècle (?) , de nouvelles verrières en dalle de verre sont posées par l'Atelier 54 dans la chapelle, au nombre de 11, il n'en reste aujourd'hui que 2 (donnant sur le palier) , les autres ayant été déposées lorsque la chapelle fut désaffectée dans les années 1980. Durant ces mêmes années, la toiture du bâtiment fut refaite entièrement.