Commentaire concernant la datation
daté par travaux historiques ; daté par source ; porte la date ; daté par source ; daté par source ; daté par source ; daté par source ; daté par source
Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
attribution par source ; attribution par source ; attribution par source ; attribution par source ; attribution par source ; attribution par source ; attribution par source
Description historique
Couvent fondé en 1627 (29 août) par une communauté d'ursulines, originaires de Tréguier. Les chroniques de l'ordre de sainte Ursule attribuent la fondation à la mère Louise Gays dite de Jésus, supérieure des ursulines de Tréguier accompagnée de cinq autres professes de Laval et de Dinan, sous couvert des autorisations préalables de monseigneur Sébastien de Rosmadec, évêque de Vannes et de la maison de ville. Au bout de cinq mois, la mère Jeanne Rolland, dites des Séraphines, professe de Bordeaux, prend le relais. Elle fait l'acquisition en 1628 de divers immeubles donnant sur les rues Thiers et de l'Unité, malgré les oppositions des marchands craignant pour leur trafic. Dubuisson-Aubenay cite les ursulines en 1636 comme "petitement logées"". Les chroniques de l'ordre de sainte Ursule indique le début de la construction d'un premier bâtiment en 1664 (30 janvier) sur les plans d'un architecte carme religieux du nom de frère Sébastien de Saint Roch, très inspirés cependant des conceptions de la mère supérieure de l'époque. Ce qui remet en question les dates fournies (1646-1647) par Pierre Thomas-Lacroix pour un bâtiment se trouvant à l'est du cloître. Celle d'Alfred Lallemand, 1664 pour la pose de la première pierre, correspond par contre à la date des chroniques. Les travaux durent 18 mois et offrent un bâtiment neuf d'une capacité d'accueil pour plus de 80 religieuses. Ce dernier ne se compose que d'un seul côté de cloitre avec un retour de 30 pieds. En 1667, on rajoute une aile au nord avec un retour de trente pieds à l'ouest. Le mur d'enclos du couvent est réalisé de 1665 à 1667 : le portail d'entrée rue de l'Unité, porte la date de 1672. En avril 1672, elles consentent sur leur terrain près de la clôture rue de l'Unité, à la construction pour Catherine de Francheville d'une maison de Retraite pour les femmes. Ce bâtiment réalisé par le père Daran, jésuite, deviendra deux ans plus tard leur propriété. Dédiée à la Sainte Famille, la chapelle est commencée en 1688 et est terminée en 1690. Selon Pierre Thomas-Lacroix, c'est en 1660 qu'elles achètent à Isaac de Rohan l'hôtel ou manoir du Pouldu. Cet hôtel est situé au sud de la grande chapelle néogothique, en bordure de l'étang. Cet hôtel sera vendu à la Révolution au sieur Malherbe puis au sieur Beluze qui y installera une fonderie de métaux, avant de devenir la propriété des jésuites.A la Révolution, les biens des Ursulines sont vendus au sieur Mocquart, exception faite de la sacristie et de la chapelle qui deviennent jusqu'en 1802 le siège d'une bourse de commerce. Après cette date et jusqu'à l'arrivée des jésuites en 1850, elle devient la propriété de l'évêque qui y nomme un chapelain. Après l'ouverture du collège en octobre 1850, le père Pillon, premier recteur, s’emploie à l’agrandissement des bâtiments existants et aux acquisitions de terrains nécessaires à l’implantation de dépendances liées au théâtre et aux activités sportives. Il confie l’élaboration des plans à l’architecte départemental et diocésain Marius Charier et au père Matthieu Lauras chargé des questions matérielles. Les premiers travaux sont consacrés à l'agrandissement des anciens bâtiments conventuels. Formant un plan en U d'après le cadastre de 1844, ils correspondent à 2 grands corps de logis dont un en équerre ; l'extension consistera à augmenter le dispositif existant par un autre corps en équerre pour former un quadrilatère se développant autour d'un cloître à arcades en plein cintre. De ce programme date l’élévation de la façade aux cent fenêtres sur les cours de récréation vers l’ouest par l'entreprise Buré et Crosnier de Brest. Ce nouveau quadrilatère est par la suite prolongé par deux petites ailes supplémentaires qui rejoignent la nouvelle chapelle construite dans les années 1870 par le révérend père Tournesac, architecte. Cette seconde extension qui remplace de petits jardins dits jardin du chapelain, de la sacristie et de l'abbé du Fossé (dont un est muré) forme ainsi une seconde cour intérieure dite cour des externes.A l'ouest du quadrilatère sont construits, conformément aux méthodes d'éducation des jésuites, des bâtiments de sport et de spectacles par l´architecte vannetais Marius Charrier. Ces deux bâtiments de style toscan de la Renaissance sont aménagés en ailes symétriques et comprennent aussi des salles de bains et des fontaines. Ils bordent les deux cours de récréation séparées par des grilles et remplacent une partie du grand jardin des ursulines. La particularité de cet ensemble est révélée par l'utilisation, pour le bâtiment le plus large qui forme l'aile sud du préau et du théâtre, d'un système de charpente mixte bois et métal dit à ""ferme Polonceau"" du nom de son inventeur, Jean-Barthélémy Camille Polonceau (1813-1859).En 1857, on confie également à Marius Charier l'aménagement de la petite chapelle de la Congrégation, de style ogival flamboyant dans l'aile sud du nouveau quadrilatère.La construction de la nouvelle chapelle en 1870 rend caduque l'utilisation de la chapelle des Ursulines qui, au début des années 1890, est divisée par le plancher pour être transformée en bibliothèque et salle d'étude.Le mobilier de la nouvelle chapelle (confessionnaux en 1872 et différents autels en 1873) est réalisé par l'entreprise Fr. Daoulas de Quimper spécialisée dans le mobilier religieux. Les chapiteaux et les clefs de voute de la grande chapelle en 1872 sont réalisés par Alphonse Buré de Tours. Le meuble de la sacristie et le buffet d'orgues ont été dessinés par le père Tournesac.En 1949, un incendie détruit la plupart des bâtiments des soeurs autour du cloître, exception faite de leur chapelle. La reconstruction est due à l'architecte Guy Caubert de Clery. Sont cependant conservées l'aile sud de Charier et une partie de l'aile ouest.Dans les années 1980, la maison de la Retraite des femmes construite pour Catherine de Francheville est démolie pour faire place à un immeuble de logements.