Commentaire descriptif de l'édifice
Du 18e siècle au 20e siècle, le moellon de grès (rouge en quasi-totalité) est le principal matériau de construction (74 %). Les linteaux, également en grès à 93 %, adoptent l'éventail des formes : segmentaire délardé (37 % des repérés en sont pourvus) , segmentaire (2 %) , droit délardé (18 %) , droit (36 %). Le nombre de travées de plan est fort variable : 1 travée (28 %) , 2 travées (29 %) , 3 travées (23 %) , 4 travées (6 %) , 5 (1 %) ; celui de travées d'élévation du logis aussi : 2 travées (11 %) , 3 travées (35 %) , 4 travées (28 %) , 5 travées (8, 5 %) , 6 ou 7 ou 8 ou 12 travées (9 %). Les bâtiments sont construits en hauteur : 5 % seulement en rez-de-chaussée, 83 % à 1 étage, 10 % à 2 étages carrés et 20 % disposent d'un (ou une seule fois deux) étages de comble. Le toit est à forte pente (62 %) ou pente moyenne (32 %) et en tuile mécanique pour la majorité ; jusqu'au 19e siècle au moins, les maisons comme les fermes étaient couvertes de bardeaux, comme en témoignent les écrits d'Erckmann-Chatrian. 68 % portent un décor : 8, 5 % ont un bandeau, 32 % ont une chaîne d'angle (dont 1/3 de simulée) , 40 % ont une corniche, 7, 5 % ont un lambrequin et 6, 5 % ont une pierre de fondation. Les combles sont vastes, souvent à deux étages ; les charpentes fortement dimensionnées sont à fermes dont le poinçon s'arrête parfois au niveau du plancher supérieur, l'entrait étant parfois supporté par des arbalétriers doublés. Un seul cas de charpente proche du type "à l'allemande" a été visité. La comparaison avec les communes proches de Voyer et Lorquin est intéressante : sur un ensemble où les maisons sont plus largement représenté, Lorquin ne présente qu'une petite minorité de construction en grès, contre une quasi-totalité de constructions de calcaire ; Voyer où le rapport ferme/maison se rapproche de celui d'Abreschviller, présente des élévations enduites moins facilement identifiables. Le facteur le plus discriminant reste cependant la pente de toit, où l'on voit se dessiner un passage progressif d'un équilibre pente faible-pente moyenne (Lorquin) , à une écrasante majorité de pentes moyennes (Voyer) puis à une majorité de pentes fortes (Abreschviller).
Commentaire d'usage régional
maison de manouvrier,ferme isolée