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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune d'Havange
présentation de la commune d'Havange

Référence de la notice
IA57002308
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
24 septembre 2013
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Leroy Mélanie ; Bouvet Mireille-Bénédicte
Mentions légales
© Région Lorraine - Inventaire général ; © Communauté d'Agglomération - Portes de France - Thionville
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune d'Havange
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Grand Est ; Moselle (57) ; Havange
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Lorraine
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Portes de France - Thionville
Canton
Fontoy
Historique de l'édifice
Description historique
Le toponyme Havange provient de la contraction d'un nom germanique, Habicho/Habück, changé en Hawer/Hewar, dérivé de Habo/Havo, associé au suffixe -ing désignant l'appartenance à une famille ou à un clan. L'occupation du site est cependant antérieure, en témoignent les découvertes archéologiques faites au 19e siècle, dont un autel gallo-romain dit des 7 divinités (probablement la base d'une colonne supportant un Cavalier à l'anguipède) conservé au Musée de Metz-Métropole. Le document le plus ancien mentionnant la commune date de 953 : Havange et Gondrange appartiennent alors à l'abbaye d'Horven (diocèse de Trèves). En 1288, le Comte Henri de Bar s'engage à faire respecter à ses vassaux une charte de franchise calquée sur celle de Beaumont. A la fin du 13e siècle, les dîmes de Havange, Tressange et Ludelange sont vendues, par l'abbaye de Villers-Bettnach, aux seigneurs de Bassompierre. Ces derniers possèdent la totalité de ces villages en 1589. Havange était une annexe de la paroisse de Gondrange et dépendait de la paroisse Sainte-Barbe (surnommée la Haute-Eglise, figurant sur le cadastre de 1826, section D) située sur le ban de Gondrange (à proximité du cimetière actuel). Conséquence de la Guerre de Trente Ans Gondrange décline, le centre de Havange se déplace et Gondrange devient annexe de Havange. A la Révolution, les terres ecclésiastiques sont vendues et Havange est intégrée au canton d'Aumetz, puis en 1802 à celui d'Audun-le-Roman. De 1813 à 1818, la commune est occupée par les troupes prussiennes et russes coalisées qui procèdent à de lourdes réquisitions (vivres, argent, linge, bétail, chevaux,...). En 1870, Havange fait partie des communes annexées à l'Allemagne. Dès la fin du 19e siècle, l'activité minière se développe. Havange redevient français en 1918. En 1940, le village est évacué. A leur retour, l'année suivante, les habitants s'emploient à réparer les dégradations causées par les bombardements de l'armée allemande et depuis la Ligne Maginot. Au milieu du 20e siècle, la commune compte une boulangerie (2006 1 32), un café (2006 1 106), dit le café de la Tour Eiffel et une charcuterie (2006 1 176). Une carrière de pierre calcaire est également exploitée, la maison du gardien subsiste (2006 2 65). Après plusieurs mutations de propriété et de fusions, la mine de Havange (siège à Fontoy) appartient à la société Sacilor qui stoppe la production en juillet 1983. Dans les années 1990, cette commune anciennement agricole puis minière est un village-dortoir. Pour pallier l'exode, une zone artisanale et un lotissement sont créés et le plan d'eau (attesté au moins depuis le 18e siècle, cf. carte des Naudin) est aménagé (aire de jeux).