Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier intérieur : escalier droit, en charpente
Commentaire descriptif de l'édifice
Bâtiment construit en moellon calcaire. Toit à long pan couvert en tuile mécanique. Au logis, les encadrements des ouvertures, en calcaire, ont des linteaux segmentaires délardés. La porte charretière, à linteau droit en bois, comprend des jambages en grès beige. A l'écurie (ancienne maison de journalier) , seule la porte, à linteau droit, semble être d'origine. On voit, dans l'épaisseur du jambage gauche, des croix munies de boules aux extrémités gravées dans la pierre. La gerbière, à linteau segmentaire délardé, est composée de pièces de récupération en calcaire. La façade est entièrement enduite (20e siècle) et garnie à chaque extrémité d'un bandeau vertical décoré d'un cercle en son milieu. Ce crépi et ces éléments décoratifs ont sans doute été posés lors de la réunion des 2 maisons afin d'uniformiser la façade. A l'intérieur : un couloir non traversant mène jusqu'à la cuisine. Celle-ci distribue la Stub (à l'avant) , la Kammer (à l'arrière) , et comprend l'escalier menant à l'étage. Ces 3 pièces en enfilade sont planchéiées à l'exception de l'espace de l'âtre qui était en terre battue. La bouche d'un four est encore visible dans cet âtre mais le four lui-même, pris sur la Kammer, a disparu. Dans la Kammer, une trappe donne accès au sous-sol (une seule pièce, à l'arrière de la maison). La grange dispose d'un sol en terre battue. L'écurie est pavée en pierre sur la tranche. Au fond de l'écurie, au sud, le mur est percé d'une fenêtre (modifiée récemment) et d'une porte (sur le côté gauche) dont l'encadrement, fort ancien, est en bois avec linteau en segment d'arc (17e siècle). Il semble que ce mur ait été la façade arrière de cette partie du bâtiment, mais (depuis le début du 18e siècle) , la porte donne accès à une petite pièce portée par une cave. Le plafond-dalle au-dessus de cette pièce comprend des panneaux en estrich (plâtre) avec un décor correspondant aux modèles C et D de 1719 (étudiés dans la base Palissy). Quelques panneaux sont sans décor. Cette pièce est le dernier vestige de la maison de journalier antérieure à l'écurie. Une porte (murée) permettait de sortir dans la cour, mais seul l'accès par la grange est maintenu. Dans la cour, des vestiges de mur et un amas de pierres sont les restes de dépendances ruinées. On trouve encore dans la cour un bâtiment indépendant assez volumineux (19e siècle) comportant 4 grandes fenêtres (murées). A l'intérieur se trouve un très grand four muni d'une hotte d'évacuation. Ce bâtiment était un fournil voire même une boulangerie ou une salle commune pour des commis de ferme. En effet, à l'étage, les murs sont proprement enduits et on remarque encore une cloison médiane, ce qui tend à prouver que le bâtiment a pu abriter des chambres, malgré l'incommodité de l'accès à l'étage et le peu d'ouvertures à ce niveau (une fenêtre à l'arrière). Un escalier intérieur existait peut-être à l'origine. Dans le jardin, derrière le fournil, on trouve un auvent très bas dont les murs latéraux comprennent des supports en pierre vraisemblablement destinés à des étagères. Semblables à ce que l'on peut voir au n° 20 rue Principale, cet auvent était sans doute un rucher.