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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinePrésentation de la commune de Gommegnies
Présentation de la commune de Gommegnies






Référence de la notice
IA59002857
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
20 janvier 2011
Date de dernière modification de la notice
3 juin 2020
Rédacteur de la notice
Guillot Catherine ; Coipel Raphaël
Mentions légales
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
Présentation de la commune de Gommegnies
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Hauts-de-France ; Nord (59) ; Gommegnies
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Parc Naturel Régional de l'Avesnois
Canton
Le Quesnoy ouest
Historique de l'édifice
Auteur de l'édifice
Personnalité liée à l'histoire de l'édifice
Hennion Célestin (habitant célèbre)
Description historique
A lest, la commune de Gommegnies est délimitée par le tracé de la chaussée Brunehaut, ancienne voie romaine reliant Bavay à Vermand, à louest de Saint-Quentin. Le long de la chaussée ont été découvertes en 1854 des sépultures gallo-romaines.£Le nom de la paroisse est cité pour la première fois en 869 dans un inventaire de labbaye de Lobbes et celui de la seigneurie en 1117 dans une charte. Au Moyen-Age, la terre de Gommegnies englobait Frasnoy, Preux-au-Sart, ainsi que Wargnies-le-Petit, Herbignies et une partie dAmfroipret. Entre 1445 et 1504, la seigneurie est la propriété de la famille de Croy et en 1614, elle est érigée en comté. Lactuel château date de 1617 (élévation sur rue) et a été reconstruit vers 1880. Situé près la place-forte du Quesnoy, Gommegnies a subi de très nombreuses destructions au cours des siècles.£Gommegnies abrite une remarquable église fortifiée, Notre-Dame de lAssomption, caractérisée par une tourelle implantée contre le choeur, au nord. Elle est figurée à deux reprises dans les Albums de Croy (fin du 15e siècle-début 16e siècle) , comme un édifice en pierre à deux vaisseaux avec un clocher imposant ; le vaisseau le plus élevé est prolongé par un choeur plus bas. La tourelle y est visible, ainsi quun bâtiment annexe implanté derrière. Les parties les plus anciennes du gros-oeuvre encore existantes datent vraisemblablement du 16e siècle (1568) (dont le portail de style gothique flamboyant) , bien que le bâtiment ait subi un incendie en 1635. Lélévation sud a été remaniée et porte la date de 1701. Le clocher a été reconstruit en 1866.£Une seconde église a été édifiée au hameau du Carnoy entre 1864 et 1877 pour la somme de 35 000 francs, financée par les habitants (la flèche du clocher a été achevée en 1881, cf. AD59, 2O-261-53). La commune comporte plusieurs chapelles, dont la chapelle du Triez, située près de lancien abreuvoir, dans le bas de la rue du Centre ; dédiée à Notre-Dame-des-Affligés, elle date de 1756. £Le village comptait deux moulins à eau : celui de la Basse-Cour (le moulin seigneurial) qui existait au 14e siècle et a été détruit en 1885 et celui de Fromentel, construit en 1846 sur le Bultiaux et qui a cessé de fonctionner en 1962. Dun moulin à vent implanté sur le plateau, parmi les six répertoriés au 19e siècle, ne demeure que les fondations. La commune comptait également deux moulins à braie.£Celle-ci accueillait quatre brasseries : la brasserie Collot (cf. IA59000175) située dans le centre du village, la brasserie Payen (disparue) près de la gare, la brasserie Philippe (cf. IA59003599) et la brasserie Brasseur au hameau du Sarloton (cf. IA59000174). Outre les herbages, les cultures céréalières et les fruits, lactivité économique de la commune était tournée vers la forêt de Mormal (bûcherons, scieurs, charbonniers...) , en particulier vers la fabrication de sabots. Le bois était dégrossi directement dans la forêt par les équipes qui se construisaient des huttes et seule la finition était réalisée en atelier dans les hameaux. Deux ateliers de sabotiers ont encore pu encore être identifiés (cf. IA59003017). Moins développées que dans le sud de lentité du Plateau de Mormal, quelques activités de tissage sont également attestées. Une savonnerie était implantée près de la gare.£La commune a vu naître Célestin Hennion (1862-1915) (cf. IA59003551) , directeur, en 1907, de la Sûreté général et fondateur des Brigades du Tigre. Un monument consacré à Hennion, dû au sculpteur Paul Moreau-Vauthier, était placé contre le pignon est de la mairie et a été détruit durant la Seconde Guerre mondiale.