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POP | Plateforme ouverte du patrimoinePrésentation de la commune d'Englefontaine
Présentation de la commune d'Englefontaine

Référence de la notice
IA59002883
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
2 février 2010
Date de dernière modification de la notice
3 juin 2020
Rédacteur de la notice
Coipel Raphaël
Mentions légales
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) PNR Avesnois
Désignation de l'édifice
Titre courant
Présentation de la commune d'Englefontaine
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Hauts-de-France ; Nord (59) ; Englefontaine
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Parc Naturel Régional de l'Avesnois
Canton
Le Quesnoy est
Historique de l'édifice
Description historique
En 1871, furentes découvert à Englefontaine une hache et des lames de silex datant du néolithique. A un quart de lieu au nord dEnglefontaine, sur la voie romaine Bavay-Vermand, sont signalées des ruines romaines.£La paroisse, citée en 1186, est unie à Poix-du-Nord jusquen 1253. Avant 1789, labbé de Maroilles est le collateur de léglise, labbaye y possédant de nombreux droits et biens. Dépendante du comte de Hainaut, la seigneurie est aux mains de la famille dYve en 1629 puis elle passe après 1659 aux Capy qui la conservent jusquà la Révolution. £En 1740 une route royale est construite entre Le Quesnoy et Landrecies. La commune située à mi-distance des deux villes est un carrefour qui va pâtir de sa situation : le village est ravagé en 1793, 1815 et durant les deux conflits mondiaux. £Englefontaine - riche en argile au grain fin et de couleurs variées (rouge, marbrée de blanc, noirâtre ou bleutée) - connut une notoriété importante pour ses poteries, carreaux et tuiles dont les productions sont attestées dès le Moyen-Age. Plusieurs noms de potiers sont recensés aux XVe et XVIe siècles (Richier Cokeles dit le potier en 1445, Antoine Bulte en 1532) , douze au XVIIe siècle (Ogier Lefort 1617, Nicolas Durin 1622) et au XVIIIe siècle, période faste, le village comporte plus de 80 potiers. En 1830, ils sont 28, puis une dizaine en 1850 avant que cette activité ne séteigne dans les premières décennies du XXe siècle (vers 1900, 2 potiers et 8 fabriques de carreaux, tuyaux et pannes). £Les productions de ces ateliers, principalement destinées aux provinces du Nord, sont connues grâce à un bilan dressé en 1801. Ainsi, durant cette année, furent produits 78 800 pots, 115 200 gamelles, 26 400 écuelles, 19 200 plats, 172 000 chaufferettes, 153 000 vases pour laiterie et 19 200 pots à fleurs, soit en tout 581 800 pièces. Les carreaux destinés au revêtement des murs et la plupart des objets ménagers étaient recouverts dun vernis plombifère (jaune paille, vert, noir, rouge) et pouvaient présenter des décors variés réalisés suivant diverses techniques (dessins à la corne, incrustation, gravure, pastillage).£Les pièces étaient disposées dans des fours rectangulaires couverts dune voûte cintrée surbaissée offrant un foyer inférieur - alimenté en bois, charbon de bois et de terre - disposé à 2 mètres de profondeur sous le plancher du laboratoire (espace accueillant les pièces à cuire) percé douverture permettant aux flammes de chauffer directement les pièces. Une cheminée dressée du côté opposé à la bouche du foyer facilitait la circulation de la chaleur dans le laboratoire. La cuisson - surveillée à laide de fiches en terre cuite vernissée disposées dans des bouches de chaleur percées à 1 m. 50 au-dessus du laboratoire - durait environ 18 h. Après deux jours de refroidissement du four, on procédait à lenlèvement des différentes pièces. La riche argile dEnglefontaine était également exportée dans diverses villes pour alimenter des ateliers de potiers.