Description historique
D’après Louis Graves (1832), l’église paroissiale se serait d’abord trouvée dans le village de Saint-Martin, implanté le long de la Chaussée de Breteuil à Beauvais, sur la route de Reuil. D’après la tradition, elle aurait été détruite en même temps que le village vers 1300. Le pouillé de la province de Reims rédigé en 1320 ne cite en effet que la paroisse de Noyers placée sous le patronage de l’abbaye Notre-Dame de Breteuil. L’église Saint-Martin n’est pas mentionnée donc si elle a existé, elle est déjà détruite à cette époque.L’église paroissiale aurait ainsi été reconstruite à Noyers, à son emplacement actuel, dans les premières décennies du XIVe siècle. L’architecture aujourd’hui visible semble toutefois indiquer une construction plus tardive, de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle pour le chœur (plan polygonal, remplage gothique des baies) et le vaisseau central soutenu par ses grandes arcades brisées. D’après les analyses de Dominique Vermand, les collatéraux et la voûte du vaisseau central ont été reconstruits dans le dernier quart du XVIIIe siècle.Les documents de la série O conservés aux Archives Départementales de l’Oise ont été étudiés par Jean-Claude Delcure. Dans son ouvrage sur l’histoire de Noyers-Saint-Martin, il liste ainsi les campagnes de travaux réalisées au cours des XIXe et XXe siècles. Entre 1843 et 1860, l’intérieur de l’église est restauré. En 1870, la toiture du chœur est remplacée. La sacristie et le collatéral sud sont reconstruits en 1903. La même année, le chœur est pavé, le plafond de la nef est repris et l’ensemble des murs intérieurs de l’édifice sont peints en blanc.Lors des bombardements de juin 1940, les vitraux sont soufflés et les toitures subissent des dégâts. Les couvertures situées au nord sont réparées en 1941. Il faut attendre 1988 pour qu’elles soient toutes refaites en ardoise par le couvreur Maurice Larsonnier.Entre 2001 et 2004, d’importants travaux de restauration (financés par le département de l’Oise, la DRAC, La Sauvegarde de l’Art français et la commune) sont entrepris. Ils sont dirigés par Jean-Paul Robain, architecte à Gerberoy. Les fondations du chœur sont reprises, les murs extérieurs et le porche sont restaurés, les menuiseries (dont les lambris) sont réparées par Claude Ramage, ébéniste à Liancourt.