Souterrain
Le tunnel de Ruyaulcourt, actuellementLe souterrain de Ruyaulcourt
Tunnel
Souterrain de Ruyaulcourt
Hauts-de-France ; Pas-de-Calais (62) ; Ruyaulcourt
Oeuvre située en partie sur la commune
Communauté de communes du Sud-Artois
Bapaume
Canal du Nord
Poste de commande ; chemin de halage
1er quart 20e siècle
3e quart 20e siècle
Le chantier du tunnel est lancé à partir de 1908 par la mise en place d'une fouille principale (reprenant le principe des galeries de mine de charbon) et par le fonçage de deux puits de surface (n°43 et 44) permettant l’évacuation des déblais. Une usine électrique est construite à proximité du puits n°43 afin d'alimenter les pompes de relevage des eaux souterraines. En 1910, la construction du tunnel est ralentie par la grève qui touche le chantier du canal du Nord dans son ensemble.L’ensemble de l'ouvrage est achevé avant le début de la Première Guerre mondiale. Si le conflit n'impacte que modérément le souterrain, les entrées sont toutefois obstruées par des impacts d'obus.Les travaux reprennent vers 1964 lors de la reprise du chantier du canal du Nord. Les têtes de tunnel sont entièrement reprises. La cuvette de navigation est élargie par la modification des banquettes de circulation* cela permet le passage de péniches de gabarits plus importants qu'à l'origine. L'un des anciens puits d’extraction présent à Ytres est réutilisé dans le but d'accueillir un escalier de secours et un puits d'aérage. L'ensemble se connecte en surface à la station de ventilation d'Ytres. Une maison de service et un poste de commande s'implantent à proximité directe de la tête nord du tunnel. Enfin, les quais de stationnement sont établis en amont et en aval du souterrain pour permettre aux péniches de stationner.Le tunnel est ouvert à la circulation lors de la mise en service du canal en 1965. *. Glossaire VNF : Banquette : plate-forme de circulation le long de la voie d'eau dans un souterrain.
Brique ; béton ; crépi ; métal
Brique en couverture
Escalier isolé : échelle, suspendu
Énergie électrique
Le souterrain de Ruyaulcourt se situe sur un bief de partage* du canal du Nord permettant de franchir le relief entre la vallée de la Somme et celle de la Sensée. Il traverse trois communes : Ruyaulcourt (tête nord) et Ytres sont situées dans le Pas-de-Calais et Étricourt-Manancourt (tête sud) dans la Somme.Long de 4 350 m, il est divisé en trois sections distinctes : deux voies uniques de 1 600 m de part et d'autre du tunnel ainsi qu'une double voie centrale 1 150 m de longueur, dite "la gare centrale" permettant le croisement de péniches.Les têtes d’entrées nord et sud sont édifiées en béton armé. La voûte est en arc surbaissé. La partie inférieure de la voûte est en brique hourdée au mortier de ciment, il est surmonté d'un rang de briques sèches et de feuilles de zinc qui en assurent l'étanchéité. La cuvette* de navigation dispose d'un cuvelage en béton. Les deux banquettes de circulation en encorbellement longent le tunnel de chaque côté de la cuvette et sont scellées dans les piédroits de la voûte. Le drainage des eaux de ruissellement est obtenu grâce à des tuyaux de collecte connectés entre la voûte et la cuvette. Le tunnel dispose d'une station de ventilation à hauteur d'Ytres afin de disperser les gaz d'échappements des péniches. La station et le tunnel sont connectés par un puits d’une hauteur de 40 m et de 5 m de diamètre.Le poste de commande, qui permet la surveillance et la gestion du flux des péniches dans le souterrain, se trouve à proximité de la tête nord. L'accès s'effectue par la partie supérieure via un passage qui donne directement sur la passerelle de surveillance et de contrôle. Un escalier à vis en béton permet de descendre à l'étage inférieur. Les murs sont en parpaing enduit. La partie supérieure est recouverte de tôle métallique. L'ensemble est couvert d'un toit plat en béton.Une maison de service est implantée à une soixante de mètres au sud du poste de commande. Elle est d’une typologie similaire à celles construites lors de la seconde phase de construction du canal (1957-1965) et que l’on retrouve sur une très grande partie du tracé (voir Dossier de présentation).*. Glossaire VNF :Bief de partage : Un bief est un plan d'eau d'une voie navigable compris entre deux écluses. Le bief de partage est le plan d'eau situé a l'altitude la plus élevée. Il se rencontre uniquement sur les canaux reliant deux bassins versants (« canal de jonction »).Cuvette : Est au canal ce que le lit mineur est à la rivière. Il constitue le fond et les parois du canal.
Propriété d'un établissement public de l'Etat
Voies Navigables de France
2021
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
2021
Tachet Nicolas
Dossier individuel