Description historique
À la sortie nord d’Étaples, entre la route qui mène à Boulogne-sur-Mer et à la Baie de Canche, le cimetière militaire d'Étaples est un lieu de mémoire qui domine l’estuaire de La Canche. Il est le plus grand cimetière de guerre du Commonwealth en France. Il se situe à 1 km environ au nord de la ville sur la route menant à Boulogne-sur-Mer. Une fois le portail d’entrée franchi, il offre des perspectives monumentales sur l’embouchure de la Canche, la ligne ferroviaire Boulogne-Amiens et la ville du Touquet.Ancien camp de base militaire des Alliés pendant la Première Guerre mondiale, la zone stratégique d’Étaples pouvait accueillir jusqu’à cent mille soldats prêts à partir au front. Les Allemands l’avaient compris et ont bombardé à plusieurs reprises la zone, tuant également beaucoup de femmes faisant partie du personnel médical. Sur le site du camp de base militaire, pas moins de douze mille hommes et femmes soldats, venus essentiellement du Commonwealth, sont enterrés ici depuis la fin de la Première Guerre Mondiale. Ce cimetière figure avec ceux de Chambière (Moselle) et de Sarrebourg (Moselle) parmi les cimetières les plus internationaux du front ouest. Sans distinction statutaire y reposent des soldats, des marins, des aviateurs morts des suites de leurs blessures ou de maladies, des civils (soignants hommes et femmes) et des prisonniers de guerre, des travailleurs. On y observe une égalité de traitement de la mort à l’égard de tous. Cependant les sépultures sont groupées par section en fonction de leur grade ou de leur activité. Des soldats tombés lors de la Seconde Guerre mondiale reposent également en ces lieux. Le cimetière est en effet été utilisé pour les inhumations de janvier à fin mai 1940. Après le conflit, quelques corps sont également ramenés dans ce cimetière en provenance d'autres lieux d'inhumation français.Ce cimetière est inauguré le 14 mai 1922 par le roi d’Angleterre Georges V et le maréchal Douglas Haig qui a commandé les troupes des Forces du Commonwealth pendant la Première Guerre mondiale. En 2023, il fait son entrée au patrimoine mondial de L'UNESCO au sein des "Sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (Front Ouest)".