Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineredoutes
redoutes

Référence de la notice
IA64001410
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
9 juin 2011
Date de dernière modification de la notice
27 février 2020
Rédacteur de la notice
Gauthier Marina
Mentions légales
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Désignation de l'édifice
Titre courant
redoutes
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
redoute
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Pyrénées-Atlantiques (64) ; Urrugne
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Urrugne (commune)
Canton
Hendaye
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
De nombreuses redoutes ont été construites au Pays basque le long de la frontière aux cours des guerres franco-espagnoles de 1793-1795 et 1808-1814. Quatre d'entre elles témoignent de l'histoire frontalière de la commune d'Urrugne. En effet, les batailles de 1793, particulièrement sanglantes, se déroulent en grande partie dans la commune. De violents combats, pendant un an, jusqu'en 1794, détruisent habitations et exploitations. Le château d'Urtubie accueille alors les généraux Servan, Delebecque, Muller, Laroche et La Tour d'Auvergne. L'armée française s'installe à Béhobie, à la Croix des Bouquets, sur la colline de Socorri, près du domaine de Jolimon (en grande partie détruit depuis) , de la maison Belchenia, pour sa proximité avec Ciboure, et sur les redoutes situées sur les crêtes, sur le col d'Insola, d'Ibardin, le mont Mandalé, le Xoldokogagna, et aussi en plaine, près du bourg, de la Corniche et de Biriatou. Elles sont restaurées et réutilisées lors de la guerre du 1er quart du 19e siècle. En effet, l'invasion napoléonienne de l'Espagne provoque de nouveau dommages à la commune, par des allers-retours incessants des troupes impériales, tantôt pour attaquer, tantôt pour rapatrier les blessés et enfin au moment de la retraite, mais aussi par l'avancée des armées de Wellington en 1813, qui dévastent Urrugne et font fuir les habitants. Les registres de délibérations du Conseil Municipal enregistrent de vaines réclamations à l'Etat jusqu'en 1843, afin d'obtenir des aides pour la reconstruction des fermes brûlées et pour leurs propriétaires ruinés. Le château, situé à mi-chemin entre les lieux des batailles de la Bidassoa et de la Nivelle reçoit de nouveau les acteurs du conflit : le Général Soult puis Wellington, en 1813 et 1814. A l'heure actuelle, la plupart des redoutes ont disparu lors des campagnes de construction de la 2e moitié du 20e siècle ou sont à l'état de vestiges.Toutefois, celle de Louis XIV, située sur les limites communales entre Urrugne et Biriatou, celle de la Bayonnette, sur le Mandalé, celle de Bortuste et celle des Emigrés, proche du col d'Ibardin, sont encore répérables. Elles sont cependant presque constamment recouvertes de végétation. Des croquis réalisés par F. Gaudeul pour l'ouvrage collectif, Urrugne, Editions Ekaina, Bayonne, 1989, permettent d'en restituer les structures.