Commentaire descriptif de l'édifice
Le premier établissement de bains se composait d’un rez-de-chaussée, d’un étage et d’un comble éclairé de lucarnes en bâtière. Il était couvert en ardoises. Sa façade était marquée par six travées latérales. La travée centrale était marquée par un arc en plein cintre dessiné en creux sur toute la hauteur de la façade, et surmonté de l’inscription « BAINS DE SIRADAN ». Percée d’un porche fermé par une grille métallique, cette partie de l’élévation affirmait la fonction de l’édifice et le distinguait des autres maisons du village construites à la même période.£L’établissement thermal édifié dans la seconde moitié des années 1870 était accolé au nord de l’établissement de bains primitif. De plan allongé, il était marqué au niveau du rez-de-chaussée par l’existence de deux grandes galeries desservant les cabinets de bains, et séparées par un avant-corps central. Celui-ci se composait de quatre piliers monumentaux soutenant un entablement mouluré surmonté d’un fronton triangulaire. Les galeries des parties latérales de l’édifice étaient constituées de colonnes en bois peint (Gimet, Luchon en poche…, 1874, p. 144). Les encadrements des portes des cabines de bains, réalisés en bois, possédaient des impostes vitrées sous arcs en plein cintre. Les galeries étaient couvertes d’un comble brisé percé de lucarnes rentrantes.£Le bâtiment construit dans le prolongement de l’établissement thermal s’élevait sur deux niveaux. Il semble qu’il n’était pas bâti en maçonnerie mais qu’il était composé d’une structure en bois. La nature du remplissage est inconnue puisque celui-ci était recouvert d’un enduit.£Enfin, l’établissement thermal datant de la fin des années 1920 se compose aussi d’un plan allongé. La façade de l’avant-corps central a été fermée par un vitrage en petits carreaux. La porte d’accès à cet espace, correspondant au hall d’accueil de l’établissement thermal, est ornée de ferronnerie aux motifs géométriques. Les parties latérales qui ont été reconstruites s’élèvent sur deux niveaux : le rez-de-chaussée est marqué par l’existence de petites ouvertures, correspondant aux jours d’éclairage des cabinets de bains ; l’étage en revanche est largement ouvert sur le jardin par une succession de fenêtres plus larges que hautes.