Commentaire descriptif de l'édifice
Eglise orientée, entourée d'un cimetière fortifié à l'origine. La tour-clocher, à trois niveaux, constitue la partie la plus ancienne de l'édifice. Cette tour carrée et massive a dû servir de tour de guet. Au 18e siècle les murs ont été percés de petites ouvertures et renforcés par des crochets métalliques et un chaînage intérieur. La tour est couverte d'un toit en bâtière, avec, à chaque extrémité de la toiture une croix en pierre. Le mur gouttereau sud de la nef se trouve dans le prolongement de la tour et reprend vraisemblablement une partie des élévations de la nef d'origine. Côté nord, la nef a été élargie. La porte percée sur le côté ouest de la façade méridionale doit dater de cet agrandissement qu'on peut situer au 14e siècle ; protégée par un auvent sur corbeaux, elle est en arc brisé et présente une modénature simple. Face à cette porte, le mur nord de la nef a été percé au 18e siècle de deux petites ouvertures cintrées superposées pour éclairer la tribune et la partie de la nef située au-dessous. A l'est, la nef est éclairée par deux fenêtres de style gothique contemporaines de la construction du choeur. La nef est plafonnée au niveau du sommet de l'arc triomphal et l'on ne voit aucune trace de contreforts ou amorces de nervures. La tribune, datée de 1888, remplace une plus petite. Le choeur comprend une travée barlongue et une abside à cinq pans. Il est de même largeur que la nef mais beaucoup plus haut ; le choeur est étayé par des contreforts, qui portent à leur couronnement des sculptures très usées (têtes d'animaux fantastiques ?) le mur sud du choeur est percé d'une porte dont les moulurations s'entrecroisent. Le choeur est éclairé par cinq baies à deux lancettes trilobées dont le réseau présente des motifs variés. La voûte à nervures multiples, prend appui sur des chapiteaux semi-hexagonaux de colonnettes engagées. La clef de voûte de l'abside porte le blason des Lichtenberg, flanqué à l'ouest d'une tête d'homme barbu censé représenter Jacques de Lichtenberg. La sacristie est édifiée entre deux contreforts, des consoles en saillie dans les angles marquent le départ d'une croisée d'ogive et indiquent que la sacristie était voûtée, l'étage de la sacristie semblait occupé par une tribune seigneuriale si l'on en croit les vestiges d'une ouverture au niveau du deuxième contrefort. Cet emplacement est occupé actuellement par l'orgue.
Commentaire d'usage régional
tour clocher,chevet à pans coupés,tête d'homme,arc brisé,arc triomphal,colonne