Description historique
La première mention écrite de ce moulin remonte à 1572. L'enquête administrative de 1811, relative aux fabriques, manufactures et moulins présents dans la commune de Waldhambach mentionne la date de 1576. Sa fondation pourrait cependant être antérieure. Au 17e siècle le moulin reste inhabité un long moment et tombe en ruine. Martin Startzmann s'en rend acquéreur en 1692 et remet le bâtiment en état. En 1719, Thomas Witziger en prend possession par le biais d'un bail emphytéotique concédé par le Comte de Deux Ponts. A partir de 1727, il transforme le moulin en construisant un deuxième étage et en utilisant deux amenées d'eau. Son fils Nicklaus Witziger lui succède. Le 24 novembre 1755 Theobald Roeser rachète au comte palatin Christian IV de Deux Ponts, un nouveau droit d'exploitation du moulin (Erblehnbrief) valable pour lui et ses héritiers. A la fin du 18e siècle, le moulin est exploité par Jean Philippe Roeser qui y construit une nouvelle maison d'habitation ainsi qu'une nouvelle installation à moudre le grain. En 1869, l'établissement est signalé comme moulin à blé et foulon à chanvre. Il est pourvu de deux paires de meules. Dès 1881, Peter Roeser complète ces activités par l'installation d'une scierie. Elle est dotée d'une scie à lame verticale. Lorsque son fils, Adolphe, lui succède en 1899, il cesse de moudre le grain pour se consacrer au travail du bois. En 1915, il produit son propre courant électrique à faible voltage, en procédant à l'installation d'une dynamo mue par deux turbines à eau. En 1920, il installe une nouvelle scie à deux lames horizontales. Il construit une nouvelle maison d'habitation en 1931 pourvue du chauffage central et de l'eau courante. En 1942, il complète sa scie qui compte désormais 18 lames. Adolphe Roeser exploite la scierie jusqu'en 1950. Par la suite, des bâtiments modernes sont progressivement édifiés. Les anciennes installations disparaissent par étapes. En 1953, on procède à la démolition de l'écurie, de la grange et de la remise qui se trouvaient en face de la maison d'habitation et de l'ancien moulin. Une partie du logis disparaît dans les années 1970. Il n'en reste aujourd'hui que des vestiges. La scierie est toujours en activité.£ Le plan cadastral de 1838 figure cinq roues pour actionner les installations de la Kuppertsmuehle. En 1869, l'enquête administrative relative aux cours d'eau non navigables ni flottables et aux usines qui s'y trouvent, fait état de trois roues à aubes. En 1881, des turbines hydrauliques sont installées pour répondre aux besoins d'énergie supplémentaires générés par la création de la scierie. Au moment de l'installation de la scie à 18 lames, en 1942, l'établissement se dote d'un moteur à gaz mis au point par l'inventeur Imbert, de Sarre-Union. Après 1945, on utilise des moteurs Diesel pour actionner la scierie. Le courant électrique n'est amené à la Kuppertsmuehle qu'en 1970.